Mes nuits blanches pour Nuit Debout

par François Ruffin 13/06/2016 paru dans le Fakir n°(75) mai - juin 2016

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Il nous sera beaucoup pardonné parce que nous aurons beaucoup essayé. Souvent, ça rate. Mais des fois, ça marche. Et même quand ça marche, on se demande si vraiment ça marche...

Article publié dans notre n°75 paru le 30 avril en kiosques.

« Dans les prisons pour femmes, le logiciel Genesis va encore réduire les horaires de promenade, les parloirs, l’accès à la salle de sport, ça va détruire les liens entre personnes incarcérées et les ramener à un état végétatif, alors je vous propose de venir apporter notre solidarité aux prisonnières, contre l’administration pénitentiaire, et qu’on mène ensemble une action à Fleury-Mérogis... »
La place de la République est bondée, ce soir.
Comme tous les soirs.
Des bâches et des tentes, la Cantine Debout, l’Hôpital Debout, la Radio Debout, la Télé Debout, la Grande Assemblée Générale Debout, avec le camion derrière et le camion sono, mais aussi des dizaines de petits groupes, dans les coins, assis à même le sol, ici une commission Poésie Debout, ailleurs on réécrit la Constitution Debout, et plus loin le son d’un Violoncelle Debout, une ville qui se réinvente, qui essaime à Morlaix et à Barcelone, à Agen et à Bruxelles. Franchement, sans se mentir : comment ne pas éprouver de l’orgueil, un peu, d’avoir planté la graine qui germe ici ? Comment on l’a plantée, d’ailleurs, cette graine ?

Je me souviens d’un appel de Lordon, en janvier, complètement frénétique : « Génial ! Génialissime ! Et encore, je pèse mes mots ... ». Il venait de voir Merci patron ! Enfin.
« C’est une bombe ! »
Ça faisait des mois qu’on lui avait envoyé, mais il avait des papiers à écrire, des colloques, un livre en cours, et le DVD s’empoussiérait dans un coin de son salon.
« Ça doit avoir des effets cataclysmiques ! »
Que notre film comporte une part de magie, je le savais, que des gens viendraient s’y abreuver, comme à une oasis de joie dans un désert de morosité, je le mesurais déjà lors des avant-premières. Maintenant, que ma « comédie documentaire » produise le moindre effet dans le monde réel, le moindre, je l’espérais, mais j’en doutais. « Il faut en faire un tremblement politique ! C’est une bombe, dont on ne mesure pas les effets de déflagration ! ». Puisque j’avais un intello, là, et de renom, brûlant de l’envie d’en découdre, on pouvait essayer d’allumer la mèche.

Mais comment l’allumer ?
Quel coup tenter ?
Comment le mettre en oeuvre ?
On a causé ensemble pendant des heures, au téléphone, au bistro, souvent à deux, parfois avec d’autres, les copains de Fakir, du Diplo, de Jolie Môme, et on aimait ça. Non pas parce qu’on serait « sur la même ligne » mais au contraire, parce que nos lignes se touchent si peu, parce qu’on habite deux planètes éloignées, deux modes de raisonnement presque antithétiques.
« Je crois que j’ai trouvé la clé de notre bazar, il m’annonce un matin, tout excité. C’est la République sociale », et de partir dans un passionnant exposé historico-philosophique comme quoi « il nous faut renouer le lien avec 1848 ».
Soit, soit.
Je me grattais la tête, durant la conférence téléphonique.
« Mais concrètement, on fait quoi ?
-On doit étendre la démocratie à l’économie, qu’on en finisse avec la propriété privée des moyens de production… »

Et on a une date, pour ça ?
« On ne peut pas jouer le jeu classique des institutions, il nous faut une nouvelle république… »
Ca faisait des ambitions un peu élevées pour un Tintin picard.
« Voilà notre but. »
Mais j’en faisais quoi, moi, de cette feuille de route ?
« Et tout ça ne peut passer que par une grève générale. »
Pourquoi pas, on la programme pour quand ? Lundi prochain ? Le matin, je suis libre…

Y a un côté, chez les intellectuels souvent, « prophétie auto-réalisatrice » : de croire que, parce qu’on a énoncé des mots, ça va transformer les choses. Chez Lordon davantage encore, parce qu’il a un verbe puissant et sait la puissance de son verbe.
Et ça marche, en partie.
Ca a marché pour nous, un peu.
Je veux dire, souvent, à rencontrer des infirmières à l’hôpital, des ouvriers dans leurs boîtes, des camionneurs sur les autoroutes, on se sent comme écrasé par le réel, asphyxié par la résignation, se demandant comment soulever cet océan d’inespérance. Alors, il faut rallumer sa flamme ailleurs, au feu brûlant des envolées de Lordon par exemple, et peut-être même malgré une part d’illusion. Une illusion auto-réalisatrice…
« Moi, je vois un truc simple : on tend un drap, sur une place, et on fait une projection de Merci patron !, en public, tous les soirs sur la même place, et au fil des soirs la foule grossit, la parole se libère. »
Mouais…

Je me suis tapé quelques nuits blanches, à imaginer des plans A, des plans B et des plans C, à tenter de traduire en calendrier, en réservation de salles, avec une montée en puissance, les lyriques intuitions de mon économiste favori.
C’était comme une campagne à mener.
Encercler Paris, d’abord, réserver les avant-premières à la province, frustrer la capitale, pour la faire gonfler l’envie.
Puis une projection, une seule, salle Olympe de Gouges, le 8 février, mais devant mille personnes chauffées à blanc, qu’elles sentent qu’une aventure commence, qu’elles peuvent en être.
Dans le viseur, quinze jours plus tard, le 23 février à la Bourse du Travail : « Leur faire peur, mais comment ? » Pour cette réunion, Lordon désirait « un truc assez informel, les gens discutent par petits groupes, et des propositions se cristalliseront… » Ca me paraissait casse-gueule à animer, un pareil bordel. Mais bon, il serait à mes côtés en cas de pots cassés.
Et le jour J, patatras, Frédéric – il est devenu Frédéric au fil de l’épopée – tombe malade. Moi je suis crevé, après des semaines d’avant-première, sur les routes et les rotules, notre film qui sort le lendemain, et je me sens comme un soldat sans munition envoyé au front. Heureusement, Johanna me seconde.
Avec quelle proposition on arrivait, dans nos cartons ?
Le « Réveil des betteraves » à Amiens le 12 mars (parce que, dans une vision picardo-centrée, la Révolution partira d’Amiens ou ne partira pas). Mais le même jour, le DAL organise une manif, à Paris, contre l’Etat d’urgence.
La débine.
Il faut autre chose.
Durant l’entracte, pendant que ça bouffe les sandwiches, une petite mêlée se forme autour de nous, devant le buste de Jaurès : « Comme les syndicats ne poussent pas, dit un gars, on doit faire notre propre manif…
-Ouais
, ajoute un autre, et après, on occupe un bâtiment, l’Hôtel de Ville, ou je sais pas quoi.
-Je ne suis pas d’accord,
je reprends. On ne doit pas faire notre manif à nous, on doit s’appuyer sur la manif des syndicats, qu’on en détourne un bras.
-Mais si c’est dans un mois !
-Eh bien, ça nous laisse un mois pour nous préparer. Pendant les grèves sur les retraites, à Amiens, on était venus avec des sonos, des tracts, dans le cortège, et c’est comme ça qu’avec les Goodyear, les étudiants, les cheminots, on avait occupé la Zone industrielle.
-On pourrait reprendre le slogan d’Aline Pailler,
suggère Loïc de Jolie Môme : ‘Ce soir, on ne rentre pas chez nous.’ »

La pause pipi-punch se termine, et je délivre la synthèse : que lors de la prochaine manif, on ne rentre pas chez nous. Au moins une nuit. Et le lendemain, on verra.
C’est plutôt bien accueilli, ça applaudit, y a de l’énergie. Mais le micro traîne dans la salle, et aussitôt le débat repart sur :
« Y a pas assez de femmes quand on voit la tribune », etc. etc. etc.
Et c’est vrai.
« Il faut penser aux banlieues », etc. etc. etc.
Et c’est vrai.
« On doit s’en prendre aux banques », etc. etc. etc.
Et c’est vrai.
« Le 7 mars, il y a un rendez-vous très important au ministère des affaires sociales… », etc. etc. etc.
Et c’est vrai.
La proposition est noyée dans la masse, et je ne me sens plus la force de recentrer, de répéter, d’organiser surtout. Parce que si on le veut ce « On ne rentre pas chez nous », il faut l’organiser, dès maintenant, profiter des centaines de présents pour, déjà, missionner des gens au tractage, à l’affichage, à la sono, sinon, derrière, on va se retrouver à dix, vingt, trente à la manoeuvre, à porter le fardeau.
« Il faudrait inscrire le tirage au sort dans la Constitution », etc. etc. etc.
Je suis épuisé.
Lessivé.
« Grève générale ! », crie une femme.
Elle est acclamée.
« Grève générale ! », une autre reprend.
Hourrah, hourrah !
Je m’assieds sur un banc, je raccroche les gants. Ca me fait péter un câble, moi, les appels à la « grève générale », quand il n’y a même pas une grève sectorielle, quand les gars qui la réclament, souvent, des étudiants, ou des branleurs dans mon genre, ça ne ferait peur ni à l’Etat ni au patronat si on se foutait en grève.
« Et si on boycottait les magasins… »
Je suis K.-O.
Je ne peux pas lutter contre cette hydre à mille têtes. Mon découragement se voit depuis la salle, et il décourage à son tour. « Redresse-toi », m’ordonne Johanna.
Je demande à Loïc, plus habitué aux AG, de mener le baroud d’honneur : « On va se préparer pour la prochaine manif, on est d’accord ? », il essaie d’emporter l’enthousiasme, et grâce à lui ça ne part qu’à moitié en quenouille.

Tandis que je m’écroule à l’hôtel (je dois retrouver Aphatie le lendemain…), ils sont une quinzaine, autour de Johanna et Loïc, à se retrouver au Côte d’Azur pour un pot : Louise, Arthur, Ptolémé, Karine, Juliette, Simon, Raphaël, Leïla, Séverine…
Il faut les citer.
Parce que ce sont eux qui ont fabriqué la première Nuit Debout.
Avec une « assemblée logistique » d’abord, qui a fait grossir les rangs. En fondant les premières commissions, « logistique », « communication », « sérénité », « restauration », « assemblée générale ». En créant les premiers outils, le site, le facebook, la liste courriel. Avec, dans la dernière ligne droite, trois réus par semaine, lundi, jeudi, dimanche, lundi de nouveau, j’ai vu Johanna en revenir crevée, incertaine, mais toutes et tous tendus vers un but : « Le 31 mars, on ne rentre pas chez nous ».

Puis vint la pluie.
La manif du 31, sous la pluie comme jamais.
De quoi dissoudre tous les espoirs.
Puis vint le miracle.
Malgré la pluie.
Des centaines d’abord.
Des milliers bientôt.
Les stands de merguez.
Le camion des musicos.
L’écran pour la projo.
Malgré la météo.
Pourquoi raconter tout ça ? Pour casser un mythe : celui de la spontanéité, événement sorti de nulle part, sans sueur et sans effort. Il a fallu choisir une direction, sans rigidité, avec souplesse, modifiant les dates, les lieux, mais une direction. Nos forces sont faibles, tant pis, mais qu’on les rassemble, qu’on les concentre sur un point, avec énergie, sans les disperser.

Doit-on tomber amoureux d’un mouvement parce que, parmi d’autres, on l’a initié ? Comme d’un enfant qu’on a engendré ? D’emblée, dès le premier soir, j’ai éprouvé en moi une distance avec Nuit debout. Je soutenais bien sûr, j’espérais, mais je ne faisais pas corps. Je n’épousais pas.

Le lieu, d’abord, à Paris, dans cette ville qui s’est vidée de ses classes populaires, et place de la République en plus, le coeur de la gauche bobo. Cet automne, après les attentats du Bataclan, dans le tas de condoléances, on avait relevé ce numéro des Inrockuptibles. En couve, était dessinée une panoplie de trentenaires black blanc beur, qui picolent, qui dansent, qui s’enlacent. Et la Une proclamait : « Paris nous appartient ». Mais qui était ce « nous »  ? Fallait-il le revendiquer avec tant de fierté, que Paris leur appartient ?
Et voilà qu’on lançait un truc « spécial Inrocks », pour que ces mêmes trentenaires black blanc beur, surtout blancs, picolent, dansent, s’enlacent, palabrent aussi en AG, s’inventent un autre monde. Les médias les chériraient. D’ailleurs les reporters habitaient le quartier, passaient en voisins sympathisants.
Quel est mon combat, à moi ? C’est de porter la parole des caissières de Flixecourt, des chômeurs de Forêt-en-Cambrésis, des assistantes à domicile de Poix-du-Nord, de toute une France périphérique, invisible, oubliée. Et le paradoxe, c’est que Nuit Debout allait encore l’effacer davantage, l’éclipser, au profit des déjà visibles. D’où une tension, chez moi, constante, pour tirer ce machin vers l’extérieur, pour qu’il sorte de sa classe, quitte à secouer le cocotier.
C’était pas gagné.
Le nombrilisme pourrait bien l’emporter.

Quel est le but de Nuit debout, désormais ? Combattre « la loi El Khomri et son monde », ou inventer une démocratie pure sur 2500 m2 ?
« L’AG est souveraine », fut-il décrété, mais comme elle valide tout et parfois son contraire, la Constitution nuitdeboutienne paraissait bien fluctuante. Des dizaines de commissions ont fleuri (on en était à l’époque 85, mais au vu de l’inflation la centaine est sans doute dépassée aujourd’hui), avec des conflits de frontières entre elles. Du coup, « c’est plutôt en intercommissions que se prennent les décisions.
-Elle se réunit quand ? A qui je peux adresser ma demande ?
-Nan, c’est pas comme ça, c’est plutôt un fonctionnement en hub…
-Hein ? Y a pas de ‘hub’ en Picardie…
-Moi, je me suis fait une cartographie avec les personnes influentes. »

A moins de militer nuit et jour, difficile de déchiffrer l’organigramme anti-gouvernemental. Sans compter les susceptibilités quant aux prérogatives :
« Je suis d’accord avec toi sur le fond, mais il faut respecter les règles, me prévint-on.
-Quelles règles ? je m’informai.
-Eh bien, là, la ‘Commission Convergence des luttes’ a voté ton initiative avant que la ‘Commission grève générale’ ne soit au courant. Tu trouves ça normal ? »
Moi aussi, ça me scandalisait…
Le sentiment, souvent, qu’une belle énergie s’enlise dans les sables mouvants, dans une véritable bureaucratie démocratique. Des fois, je m’interrogeais : est-ce qu’on est dans une lutte, ou dans un congrès de juristes pointilleux ? D’où, de ma part, des tentatives transversales, pour bousculer le jeu, comme un éléphant dans un jeu de quilles.

Aussi, les Indignés étaient sur toutes les lèvres, dès le premier soir, cités en modèle.
C’est pas forcément mon truc.
Quand, en 2011 et après, j’entendais « Regardez, les Espagnols, ils se réveillent, tandis que la France, elle bouge pas », ça m’énervait. Comment ça ? Six mois plus tôt, notre pays connaissait des manifs, avec des millions de personnes dans les rues, le blocage des raffineries, nous à Amiens la zone industrielle, un vaste bordel, et contre quoi ? Contre une réformette sur les retraites, parce que ce n’était qu’une « réformette » comparée à la purge que subissaient la Grèce, le Portugal, l’Espagne.
Alors, pourquoi négliger ça, et pourquoi sanctifier les Indignés ?
Parce que, chez nous, il y avait les syndicats.
C’est pas beau, quand il y a les syndicats, pas assez cool, jeune, nouveau. Et ce parfum a-syndical, je l’ai senti flotter sur Nuit debout dès le premier soir, alors même qu’on projetait Merci patron ! Alors même qu’on applaudissait Marie-Hélène, ma déléguée CGT d’ECCE. Alors même qu’on riait de l’émissaire envoyé par LVMH, qui s’effraie : « Mais le barbecue dans le jardin, vous n’allez pas le faire avec Fakir et la CGT ! » Alors même que, à l’écran, je donnais à voir cette alliance victorieuse du neuf et de l’ancien, j’entendais des  : « On veut rien avoir à faire avec les syndicats. »
D’où ma bagarre, pas seul mais à pas nombreux, pour que la rencontre se produise. Pour qu’on efface Mai 68, les étudiants d’un côté, les salariés de l’autre, et qui se regardent en chiens de faïence, avec méfiance. Qu’à la place, on bâtisse une alliance. Parce qu’en face, l’adversaire est solide, puissant, organisé.

Mais y a-t-il conscience, encore, sur cette place, d’avoir un adversaire ?
Cherche-t-on toujours à « leur faire peur » ?
Souhaite-t-on vraiment changer le réel, même un peu, ou seulement le rêver ?
Etc.
Bon, je vais cesser ici l’analyse critique, on aura le temps d’y revenir plus tard. Il faut que je retourne à cette bagarre, des motions à envoyer, aux uns, aux autres, servir de point de jonction, ou plutôt de friction.
Surtout, de ce printemps, je veux retenir d’autres images.
Cette place de la République, déserte chaque matin, vidée par les policiers, nettoyée par les éboueurs, et qui tel un Phénix renaît chaque soir de ses cendres, avec les stands à nouveau debout, les crêpes debout, la sono debout, centaines de bonnes volontés mises bout à bout, des milliers d’heures données pour une espérance. La sono, justement, tombe en panne, et comme au temps de Jaurès, l’AG répète en ch ?ur, phrase après phrase, pour qu’on entende plus loin, un paumé vient s’y exprimer, et il est écouté à l’égal du doctorant qui l’a précédé. Et ce jeune black à casquette, croisé cette après-midi à l’entrée du métro : « J’ai emmené une fille, elle était trop contente. Pour emballer, Nuit debout, c’est trop bien ! »
Qui peut dire quelles graines sont plantées, et comment demain elles germeront ?

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Vos commentaires

  • Le 17 juin à 09:21, par Bona En réponse à : Mes nuits blanches pour Nuit Debout

    Invraisemblables certains commentaires. L’argent rapporté par le film, est-ce qu’on a une telle suspicion à l’égard du cinéma de masse alors qu’il s’agit de milliards ? Quant à « tirer au sort la Constitution » c’est encore plus absurde. Ne serait-ce pas les gens qui vont l’écrire cette constitution qu’il conviendrait de tirer au sort ? Attention : être capable de s’exprimer clairement est le préalable à la discussion. Quant au couplet sur le syndicalisme, il est donc démenti par l’aventure : les syndicalistes de base ont bel et bien soutenu le jeune ( commentaire de Raffier). Tout ce colportage de lieux communs véhicule une pensée réactionnaire, un anti-syndicalisme primaire, celui de la classe des dominants. Il faudrait en prendre conscience.

  • Le 16 juin à 19:08, par Eric GIBAULT En réponse à : Mes nuits blanches pour Nuit Debout

    J’ai trouvé les prémices de Nuit Debout à la fin du film « Merci Patron » que j’ai vu un soir dans un village du 59 quand il a été question d’en débattre. Ma compagne a eu une réaction évidente. Pourquoi un débat m’a t-elle dit ? Il n’y a rien à débattre, on ne peut qu’être pour la famille Klur ! Effectivement il n’y a pas eu de débat, mais des témoignages de sympathie et des invitations à manifester ou s’engager ici et là, le plus souvent sans rapport avec le sujet du film.
    Bref chacun avait ses priorités mais rien d’enthousiasmant comparé à l’urgence sociale que montrait le film.
    Nuit Debout était au mieux un lieu d’échanges capté par bon nombre d’asso, de collectifs en tout genre qui prenaient plaisir à entretenir des querelles d’égo au milieu de figurants.

  • Le 15 juin à 16:51, par Seb En réponse à : Mes nuits blanches pour Nuit Debout

    D’abord merci. À vous et toi. Parce que c’est pas une nuit, ni dix, mais sur les années qu’on compte l’investissement pour une cause.
    Ensuite merci pour ce texte sincère.
    Et finalement merci en avance pour ce qu’il nous (vous, toi, nous) reste à faire.

  • Le 14 juin à 23:47, par sandra En réponse à : Mes nuits blanches pour Nuit Debout

    Et l’argent rapporté par le film ? il devient quoi ?

  • Le 14 juin à 11:53, par Jean Luc Perrier En réponse à : Mes nuits blanches pour Nuit Debout

    Bonjour,

    Je ne comprends pas pourquoi personne n’à eu l’idée de demander la suppression de la CSG sur
    Les salaires, retraites,etc.....
    Ce qui touche des millions de personnes en France.
    Ceci permettrait de suite d’augmenter le pouvoir d’achat de plus de 5%.
    Sans augmenter les salaires.
    Mais aussi de combler le déficit de la Sécurité Sociale ( charges sociales ).
    Le montant prélevé chaque année est de 90 milliards.
    Est ce que ces 90 milliards règlent le problème du déficit de la Sécurité Sociale : Non.
    Déjà en récupérant la fraude aux cotisations sociales - qui est de 25 milliards par an selon la
    Cour des comptes, on pourrait aisément le déficit de la Sécurité Sociale qui est de 13 milliards
    Par an -.
    La grosse partie des 90 milliards vient alimenter le budget de l’État.
    Taxer les mouvements financiers rapporterait bien plus.
    Donc demander la suppression de la CSG est une idée de bon sens, mais sensibiliserait aussi beaucoup
    De personnes victimes de cette injustice.
    Salutations à tous,
    Jean Luc

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