Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1)

Par François Ruffin, 10/01/2013 , N°57 (septembre-novembre 2012)
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Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Voici la première partie du dossier consacré au plan social chez Doux (numéro 57). Un recueil de témoignages d’ouvriers de l’usine Doux de Graincourt (62), notamment celui d’Annabelle, 48 ans, élue au comité d’entreprise.

« Mais est-ce que vous êtes heureux, ici ? »
Des rires répondent.
Une hilarité collective, contenue.
Qui passe d’un rang à l’autre : « T’as entendu ce qu’il a demandé ? “Est-ce qu’on est heureux, ici ?”
- Il veut rigoler ! On est là pour la paye…
- C’est la chaîne.
 »

Le moment est mal choisi, c’est vrai, pour les questions existentielles : on piétine à l’entrée de l’usine Doux, à Graincourt, dans le Pas-de-Calais. Clopes au bec, moustaches inquiètes, sacs à main en bandoulière, ouvrières et ouvriers sont rassemblés sur le parking, par petits groupes, en ce matin de juillet. Ils débraient depuis l’aube, espèrent encore. Conservent des lambeaux de foi. Qu’il y aurait des projets de reprise, que « là-haut ils vont sortir un lapin blanc de leur chapeau ». En visite sur le site, d’ailleurs, l’administrateur judiciaire leur a confirmé qu’ « il y aurait, éventuellement, deux acheteurs potentiels », et malgré le conditionnel, et le « éventuellement », et le «  potentiels », eux veulent y croire. Malgré les déceptions passées, aussi : « Ils nous ont menti sur un Hollandais, qui devait venir, qui pouvait racheter, mais on l’a jamais vu. Comme ça, on se tient sage. On travaille bien jusqu’au bout. On remplit les commandes. »
Et à eux que l’angoisse tenaille, je jette mon interrogation bourgeoise :
« Mais est-ce que vous êtes heureux, ici ? »
Après la surprise, les remarques fusent, en vrac, de Philippe, Sylvie, Virginie, Jean-Luc, je peine à noter les prénoms au vol, et encore davantage leurs observations sur les salaires, la sécurité, la formation, les souffrances, etc. Je vais classer ça dans l’ordre, maintenant, qu’on entrouvre la porte de ce paradis.


Les clopinettes

« On enlève la prime de froid, on est au smic. Je ne me rappelle plus avoir eu une augmentation depuis 25 ou 30 ans. »
« Avec mon mari, on a un deuxième boulot à côté : on passe tout l’été à faire du gardiennage à Paris. Ça fait cinq ans qu’on n’a pas pris de vacances. Ma fille, je ne la vois plus, je la croise. »
« On a acheté une maison il y a deux ans, on en a encore pour 23 ans à la rembourser. On voulait aller au Crédit immobilier de France, mais ils ont refusé : “Nous, on ne prête pas pour les employés de chez Doux. Vous n’êtes pas payés, et le groupe n’est pas solide.” »
« Un directeur, je lui ai dit : “Toi, tu fais tes courses où ?
- À Auchan.
- Moi, à Aldi.” »

Les souffrances

« Ici, ils ne voient que le rendement. A la découpe, on tournait à 2700 poulets à l’heure, on est passés à 3200. Ça use. Ça fait des tendinites. Les femmes, la tête baissée, souffrent des cervicales. »
« Avec mes cartons de 15 kilos, j’ai calculé : je porte deux tonnes par jour. Depuis quinze ans. Forcément, le dos morfle. »
« Après 23 ans ici, ils se sont aperçus qu’on était à 90 décibels. On a perdu des dixièmes au niveau des oreilles, des yeux. »
« Ils me font faire un boulot très dur, malgré ma sciatique. Mais on hésite à se mettre en arrêt-maladie, à cause des jours de carence : on est déjà à découvert. »

L’irrespect

« On tourne au ralenti. Du coup, les bêtes abattues vendredi, on ne les a découpées qu’hier, mercredi. Les escalopes avaient une drôle d’odeur. J’ai appelé le chef : ‘C’est ta bouche, il m’a répondu, elle est trop près de ton nez.’ Alors qu’avec cette puanteur, j’étais au bord de dégueuler. »
« Dès que tu l’ouvres, t’es cassé. Le représentant syndical CGT, il s’est fait virer pour faute lourde. On a réussi à le faire réintégrer. Le gars de la CFDT, pareil : deux fois il arrive en retard, il a un petit échange avec son supérieur, il a failli se faire jeter. »
« Ici, tu fermes ta gueule. L’autre jour, des cuisses de poulets, il sortait du pus, rouge, jaune, vert, leurs saloperies d’antibiotiques. Sous la marque Père Dodu. Je fais la remarque : “Ça ne devrait pas arriver sur le tapis…” On m’envoie balader, méchamment. Il a fallu que le vétérinaire intervienne, et qu’il fasse jeter la production. »

La bonne blague des formations

« Depuis vingt ans, je déplace des palettes, les mêmes palettes, sans bouger de poste, sauf parfois un remplacement. On n’a pas la possibilité de changer, d’évoluer, c’est “tu te tais et tu restes là”. »
« La seule formation que j’ai reçue, c’est l’an dernier : un stage de ‘gestuel’. Pour m’apprendre à soulever des cartons. Ça faisait dix-neuf ans et demi que je soulevais des cartons, et là, on allait m’apprendre ! La blague… C’était juste pour les assurances, à cause du taux d’accidents ici. »

Voilà le catalogue, raccourci ici, recueilli à la volée, en cinq minutes, et qui pourrait, j’en suis sûr, s’épaissir pour concurrencer les Trois Suisses. Avec une cause, notamment, j’analyse rapide, à ce très sombre tableau : Doux fabrique des produits à très faible valeur ajoutée. Et investit donc peu, sur le matériel, et sur les hommes. Tout comme la filière textile, déclinante dans les années 80, où l’on retrouvait la même dureté.
Y a un petit attroupement, devant mon cahier, et je reprends ma question : «  Donc, vous n’êtes pas très heureux ici ?
- Non, pas “très” !
- Et pourtant, vous voyez, tout ce que vous souhaitez, et je vous le souhaite aussi, c’est que ça se poursuive comme avant. Qu’il y ait une reprise, un plan de continuation, à l’identique…
- T’as tout compris. On critique notre boulot, ça nous fait chier de venir tous les jours, mais on a un salaire.
- C’est le seul travail qu’on ait trouvé. Y a rien dans le coin. Et ça ne va pas s’arranger, avec les plans chez Renault, chez Sévenord.
- Moi, j’ai déjà fait deux fermetures d’entreprises.
- Et nous, les gens du Nord, on est des bosseurs, on veut travailler… »
Le courant passe, sur ce bout de bitume. Alors, je prolonge mon numéro :
« Vous avez raison, bien sûr. Je vous comprends. Mais ça en dit long, quand même, sur combien notre espoir s’est rétréci : un système pervers, qui ne rend heureux personne, se casse la gueule, et tout ce à quoi on aspire, aujourd’hui, pas seulement vous, mais les syndicats, le gouvernement, même moi parfois, c’est à le remettre sur pied.
- C’est exactement ça.
- Combien de fois j’ai pensé ça, depuis que ça tourne mal... »
Pareillement encouragé, je n’arrête pas ma prédication en route : « Ça témoigne d’une absence, je ne parlerai même pas d’utopie, c’est bon pour un autre monde l’utopie… On vit dans celui-ci…
- Les deux pieds dans la merde, tu peux le dire !
- Ça témoigne, plus simplement, d’une absence d’espérance, de capacité à opérer le changement, à penser une transformation positive. Même sans viser un idéal, juste le “mieux”, rien qu’un petit mieux, ou un peu moins pire, un pas en avant plutôt qu’en arrière... »
Ça opine dans les rangs.
On est bien d’accord.
Mais ça ne nous mène pas loin.
Ça ne résout rien.
Et avec Fabrice Hanot, le délégué CGT, on entrevoit bien, et on énumère, tous les obstacles posés sur le chemin, « les crédits à la consommation », «  la concurrence internationale », « le taux de chômage à 10 %, et le double chez les non-qualifiés », sans compter toutes les forces sociales qui sont mobilisées, en face. Diplômés du management, champions de la publicité, experts en ressources humaines, spécialistes en productivité, Premier ministre raisonnable, Commissaires à la concurrence, etc. Toutes ces intelligences, oui, intelligences, ne pas mépriser l’ennemi, qui sont rassemblées pour perpétuer cet ordre des choses. Plutôt que pour l’abolir, et ouvrir l’avenir.
Et nous, en face, désarmés, bien seuls sur ce parking.
Et nous qui rejoignons un Algeco, pour un café au local syndical…


Annabelle, 48 ans


« Ça fait un an seulement que je fréquente la CGT. »
Il ne reste qu’elle et moi dans le local syndical, Annabelle et sa beauté fatiguée. Élue au comité d’entreprise, elle vient de causer devant ses collègues des plans de reprise, de la fermeture pendant les vacances, du passage au tribunal, etc. Ses camarades sont sortis, et elle baisse la voix, l’armure :
« Ça fait pas longtemps que je fréquente ici. Avant, je pleurais tous les jours. Le matin, j’arrivais avec une boule au ventre. Les chefs me criaient dessus, je chialais. Même sexuellement, j’étais harcelée. Mais à force que de côtoyer des gens de la CGT, à force qu’ils me répètent “faut pas te laisser faire, Annabelle”, à force de qu’on me dise ça, je me suis sentie plus forte. »
Elle s’allume une clope : « Heureusement que j’ai mes cigarettes. Sans ça, je casse tout. »
Elle exhale une taffe.
« Maintenant, j’ai plus peur du tout, de rien. Ni des chefs, ni des caméras, ni des réunions… C’est moi qui aide les autres ouvrières. J’ai même réussi à aider une dame très grosse, sur la chaîne. Elle ne pouvait plus marcher, c’était terrible, mais son mari ne voulait pas qu’on l’opère… Je suis allée le voir, moi qui avais peur de tout, et je l’ai convaincu, son bonhomme. Elle est passée à l’hôpital, et aujourd’hui, elle revit. J’ai été métamorphosée. En un an, à 47 ans… Jamais je l’aurais cru. Ça peut arriver à tout âge ! A tout le monde, je répète ça : on peut changer sa vie avec la CGT ! Je ne savais pas que ça existait, sinon j’y serais allée avant. Et y en a partout, il paraît, même dans les magasins… Faut le dire. »
C’est Bernard Thibault qui devrait la faire tourner dans une pub…
Elle inspire longuement :
« Je vous raconte ma vie, c’est pas bien. Tant pis. Quand même, j’ai peur. Pour la suite. On est déjà en plein surendettement, avec mon mari. Lui travaille à la Poste, on l’a changé de place. Il était bien, dans une bonne équipe, avec des copains, comme dans un cocon. Maintenant, il déprime un peu. Et aussi, on lui a enlevé ses heures supplémentaires : il est passé de 2 500 à 1 500 euros. Y a 900 euros de son salaire qui partent directement pour le crédit sur la maison, 96 euros pour l’assurance de la voiture, 600 euros du mien, et on verse 300 euros à notre fils pour son diplôme d’aide-médico-psychologique… C’est pour soigner les handicapés. Faut se priver. »

Sa gorge se noue, la peine s’invite dans sa voix :
« Hier, mon autre garçon a piqué sa crise : il voulait manger de la tartiflette. Mais on ne peut pas se la permettre, la tartiflette, nous c’est tous les jours des pâtes. Et tout ça, en travaillant. En se levant à trois heures et demies du matin… Depuis que je travaille de nuit, je rentre, je me couche. Je n’ai plus envie de sortir de ma chambre, même pour faire à manger, ou la vaisselle. Heureusement que mon mari tient le choc, il reste fort taquin avec les enfants. Tous ces efforts, et on tire la langue. J’ai dû demander dix euros à un collègue, pour remettre du gasoil. Ou ce dimanche, j’étais invitée par ma famille à une fête foraine. Pour éviter de dire que j’ai pas d’argent, j’ai dû raconter que ma carte avait été avalée par un distributeur. “Bah, vous allez dire, pourtant elle se maquille et tout” ?
- Non non, je ne dis rien…
- Je me suis toujours maquillée, depuis que j’ai seize ans. Donc je ne veux pas me laisser aller. Quand j’ai un peu de sous, je fais plusieurs bazars, à bas prix, je mets de côté. Pareil pour les cigarettes, on m’apporte des tubes du Luxembourg. C’est moins cher là-bas… »

Un moustachu rentre, et interrompt ce récit intime :
« Bah alors, on t’attendait là-bas ?, il lance, bougon.
J’arrive. »
Il ressort.
« C’est lui, c’est Jean-Claude qui m’a prêté les dix euros. Et qui m’a encouragée à venir ici. »
Cette fraternité qui ne s’expose pas, cachée derrière des airs bourrus.
On traverse la cour. Son talon s’enfonce dans une plaque d’égout, arraché de sa botte : « Je vais devoir faire la quête pour me chausser ! »

Et les poulets ?

Ça faisait sentimental, comme question, pour ces grands costauds, pour ces filles endurcies. Hypersensible urbain, face à ces prolos des campagnes : «  Excusez-moi, mais les poulets, c’est pas comme de l’acier, non ? Quand vous les voyez, ça vous fait quoi ? »
Y a comme un temps d’arrêt, devant le sujet.
Interloqués, comme si on ramenait un non-dit, un tabou.
Les habitudes à chasser, âme cuirassée, pour se souvenir.
C’est un homme qui se lance : « La première fois que je suis entré ici, je me suis demandé : “Mon Dieu, où je suis tombé ?” On en fait des cauchemars… Je suis pas le seul. “Tu dormais, m’a raconté ma femme, tu t’es assis dans le lit, et tu parlais des poulets.” Qu’on en tue autant, je ne pouvais pas imaginer. Et il faut voir comment ça se passe… »
C’est une femme qui reprend : « Quand tu les vois qui se débattent… Je ne voulais pas travailler à l’abattoir, je ne voulais pas les voir à l’abattoir. Regarde-les, là, dans ces caisses. Comme on tourne presque plus en ce moment, y en a sept mille, dix mille, qui restent dehors, dans les cages, sans manger, sans boire. Ils vont mourir là. »

Nous voilà dans un grand hangar, totalement vide, chez un éleveur. Toutes ses volailles ont crevé :
« L’ordinateur, il a donné l’ordre de chauffer, comme s’il faisait froid. Et il a fermé les rideaux. Automatiquement, les bêtes ont été étouffées. »
D’une voix calme, Éric Carette raconte son petit incident informatique : « En six heures, les poulets étaient comme ébouillantés.
- Y en avait combien ?
- Dix-sept mille.
 »
De l’ « ordinateur » à «  automatiquement », voilà qui décrit bien, dans sa banalité, un système inhumain. « L’expert est passé, conclut l’agriculteur. Normalement, l’assurance doit prendre en charge le sinistre. »

De l’éclosion des poussins jusqu’à leur élevage, leur ramassage, le transport, leur mise à mort… La vie du poulet n’est qu’un long calvaire. Ou plutôt « court » : 41 jours. Le cœur, les poumons, les pattes, tout est malade. Et même les productivistes de l’Inra, l’Institut national de recherche en agronomie, s’en inquiètent… D’un point de vue productif : « Ces troubles entraînent une forte morbidité des animaux . D’après des études faites en élevage intensif, entre 75 et 90% des animaux ont une démarche altérée, ce qui entraîne une augmentation de l’indice de consommation et une diminution de la vitesse de croissance. Au-delà des pertes économiques directes, ces troubles affectent aussi l’image de qualité promue par la filière avicole. »

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Vos commentaires

  • Le 11 janvier 2013 à 12:58, par J.A En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

    Ca remet les idées en place. Merci.

    Répondre à ce message

  • Le 11 janvier 2013 à 14:15, par galafrin En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

    Cher Fakir,

    Cet article dévoile chez certains employés de l’entreprise Doux une vulnérabilité dans l’hygiène personnelle comme l’addiction au tabac. C’est inadmissible. Je veux bien compatir et m’engager aux cotés des damnés de la terre, encore faut-il qu’ils veuillent sortir de l’enfer.

    Les hommes fument, les poulets trinquent.

    Mes salutations.
    galafrin

    Répondre à ce message

  • Le 12 janvier 2013 à 10:02, par SURIKAT En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

    Bonjour,
    Je vous remercie d’écrire de tels articles, de donner la parole aux ouvriers. Belles Résistances humaines mais à quel prix pour supporter le quotidien pour ces ouvriers/ières ! La mal-traitance des hommes et femmes. La mal-traitance des animaux. L’irrespect et le vol envers les clients qui paient cher un poulet.
    Cette enquête est tellement en contradiction avec la « fainéantise » des français qui ne veulent pas travailler. Malgré les conditions et le traitement atroces, les ouvriers s’accrochent à leur travail comme à leur vie.

    Répondre à ce message

  • Le 20 janvier 2013 à 17:20, par chlamic En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

    Soit un éleveur de 17 000 poulets malades et flotteux et Doux derrière avec ses abattoirs après 41 jours. Moi j’ai élevé, abattu et vendu au marché et à domicile 280 poulets par semaine en moyenne, abattus à 70 jours et élevés en plein air, au grain sous les pruniers. Potentiellement, en France, il y a place pour, allez soyons modeste, 20 000 éleveurs de mon genre. Suffit de vouloir. Combien de virés chez Doux ?

    Répondre à ce message

  • Le 23 janvier 2013 à 20:14, par pqjvld En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

    Intéressant ; ça montre une fois encore comment l’être humain s’accommode des tâches les plus ignobles du moment qu’il est payé pour ça.

    J’aime votre journal.

    Répondre à ce message

  • Le 24 novembre 2013 à 16:57, par Le Coz M En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

    Animaux, ouvriers, ou plus généralement salariés, tout cela, pour les patrons de l’économie, c’est du pareil au même, du pareil au charbon, au gravier, à la terre : du matériau, des ressources (voir le sigle DRH) .

    C’est à exploiter sans souci et sans modération pour faire partie des gagnants dans ce monde de concurrence libre et non faussée, règle du veau d’or qu’ils tentent d’imposer au monde.

    C’est cette même « concurrence libre et non faussée » que revendiquent et mettent en pratique dans notre corps les cellules cancéreuses ! Cela aboutit à la mort du sujet. Et auparavant à des souffrances progressivement intolérables.

    Merci à tous ceux qui essaient par l’écriture, le militantisme ou tout autre moyen de se battre pour un autre avenir pour le monde.

    donc merci à ce journal pour son existence et le travail que cela représente.

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  • Le 1er janvier à 16:24, par sonia En réponse à : Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet (1/4)

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