Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

Par Adrien Levrat, François Ruffin, 12/04/2012
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« Les gens de marché s’expriment de façon très directe. » Dans sa note (largement traduite ici), le « chief economist de Cheuvreux » conseille en effet à François Hollande de « tromper le peuple » pour mettre fin au « fameux CDI ».
« On ne s’embarrasse pas de finasseries », poursuit-il dans un entretien diffusé dans l’émission Là-bas si j’y suis. Raison de plus, cette franchise, pour aller rencontrer ce « senior advisor », Nicolas Doisy. Car il ne faut pas mépriser l’adversaire : il est prêt à livrer bataille. Il a déjà son plan. Présentation.

François Ruffin : On se trouve au siège de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole. Premier broker indépendant sur actions européennes, Cheuvreux possède quatorze bureaux à travers le monde, y compris New york, San Francisco, Tokyo, Zurich… Donc Cheuvreux conseille 1200 banques, fonds de pension et ainsi de suite.

Nicolas Doisy : Tout à fait.

F.R. : Mais pourquoi une société de courtage comme Cheuvreux a un département recherche ? Et pourquoi cette recherche s’intéresse à la politique française ?

Nicolas Doisy : Pourquoi la politique ? Parce qu’en fait, ce dont on se rend compte, c’est que dans politique économique, eh bien, il y a « politique », y a pas qu’économique. Depuis finalement le début de cette crise, la crise de Lehman en 2008, le cycle économique, financier, est beaucoup dirigé et conduit par la politique, et du coup, tout ce qui est politique prend énormément d’importance, et détermine beaucoup des événements sur lesquels les investisseurs gardent leurs yeux.

Hollande : le choix

F. R. : Vous avez publié un papier là, dont le titre est, en anglais, « François Hollande and France’s labour-market rigidity : the market will rock both ». François Hollande et la rigidité du marché du travail : le marché va chahuter, bousculer les deux.

N. D. : Tout à fait. Quand on regarde un petit peu la façon dont se déroulent les élections, dont les marchés perçoivent le problème européen, on se rend compte qu’il y a des chances non négligeables que François Hollande se trouve pris entre deux forces contradictoires : les marchés qui attendent de lui un certain nombre de réformes dites structurelles, qui vont porter sur l’assainissement des comptes publics évidemment, mais aussi des réformes qui sont appelées à rendre l’économie française plus performante. Or, c’est le type de réforme dont très vraisemblablement une partie de l’électorat de François Hollande se méfie, et si vous regardez bien, pour l’instant, François Hollande s’est abstenu de clarifier de façon nette sa position sur ce sujet.
Et pour cause : il sait qu’il sera pris à terme, à un moment, entre la pression de ses électeurs et la pression des marchés. Déjà on a des investisseurs qui s’étonnent du faible détail des candidats dans leurs programmes, les anglo-saxons que je rencontre me demandent souvent : « Où est le programme ? » Je leur dis : « Il n y en a pas ! », et pour cause, c’est un jeu tactique pour l’instant, le programme on le saura une fois l’élection finie. Et en fait on le connaît déjà, il sera imposé par l’appartenance à la zone Euro.

La fin du CDI

F.R. : Vous dites non seulement François Hollande ne va pas tenir ses promesses, mais en plus c’est lui qui va devoir flexibiliser le marché du travail, c’est lui qui doit remettre en cause ce que vous appelez « the famous CDI » le fameux CDI, contrat à durée indéterminée.

N.D. : C’est lui qui va devoir le faire dans la mesure où c’est lui qui sera élu. En d’autres termes, de toute façon, qui que soit le prochain président de la république française, c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays. Quand vous regardez bien l’Allemagne au milieu des années 2000 a fait ce genre de réformes, l’Italie, l’Espagne sont obligés de le faire aujourd’hui, la Grèce aussi. Pourquoi la France pourrait-elle s’en dispenser ?

F.R. : Quel type de réforme ?

N.D. : Quelles réformes ? J’y viens. C’est le package typique de réformes qui a été imposé à la Grèce, qui est demandé aussi à l’Italie, qui est demandé aussi à l’Espagne, et c’est, si vous voulez, si on fait référence aux années 80, c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre, c’est ce qu’avaient fait en leur temps Reagan et Thatcher. L’Europe continentale a estimé qu’elle pouvait ne pas adopter ce modèle, c’est un choix de société, c’est un choix politique. Il se trouve qu’aujourd’hui le modèle traditionnel français, le modèle du CDI que vous mentionnez est en train d’arriver en bout de course. Il est à bout de souffle, quelque part. Et donc ce qu’il faut faire maintenant, c’est tout simplement le genre de réformes qui a été faite en Espagne récemment.

F.R. : Vous avez un encadré pour dire, en gros, le Royaume Uni et l’Irlande ont flexibilisé leur marché du travail, et ça a marché. En revanche, en Europe continentale, et notamment en France on a fait de la résistance, et finalement, on obtient des moins bons résultats.

N.D. : Oui, tout à fait. En Europe continentale, on a voulu s’épargner l’idée de faire un contrat de travail unique qui soit suffisamment flexible, et tout est dans le « suffisamment », c’est une question de bon dosage de la flexibilité, mais l’important c’est un contrat de travail unique, donc le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus normalement, ça c’est clair.

F.R. : Alors vous dites, « ça ne s’est pas fait en Europe continentale, alors que ça s’est fait au Royaume-Uni et en Irlande, donc aujourd’hui le moment est venu de flexibiliser le marché du travail en Europe continentale, on le voit en Espagne, on le voit en Italie, on le voit en Grèce… La France ne peut pas être le seul ilot à maintenir une rigidité sur son marché du travail dans une Europe qui flexibilise. »

N.D. : L’idée c’est de permettre aux entreprises d’avoir une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs ressources humaines, de façon à ajuster au mieux leur personnel, leur force de travail, de façon a être les plus performantes. En d’autres termes, ça revient finalement à réduire substantiellement un certain nombre de garanties dont bénéficient, dont ont bénéficié jusqu’à présent les titulaires de CDI notamment. Et donc à imposer plus de flexibilité aussi sur les travailleurs. C’est là que ça va coincer, c’est là que ce sera problématique, parce que je ne suis pas certain qu’on pourra maintenir le modèle français tel qu’il est. C’est ça le point important. C’est que le conflit d’objectifs que va avoir François Hollande, c’est rester dans la zone euro et satisfaire les demandes de son électorat naturel. Les deux ne sont plus compatibles maintenant, on le voit depuis la crise grecque, il faudra qu’il fasse un choix. C’est pourquoi il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

F.R. : Juste une question qui vient comme ça… Vous vous êtes en CDI ou vous êtes pas en CDI M. Doisy ?

N.D. : Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.)

L’Eurozone

F.R. : Alors dans votre papier vous écrivez : « C’est regrettable pour François Hollande, mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. » Donc la seule question est de savoir si François Hollande va ne serait-ce qu’essayer de respecter ses promesses, ou s’il va volontairement revenir dessus aussitôt élu.

N.D. : C’est exactement ça, et effectivement je vous remercie de citer ce passage, c’est probablement un des plus importants de la note – en passant la traduction est très bonne – c’est exactement ça, on est au pied du mur, alors beaucoup de français penseraient « c’est la victoire du modèle libéral »… Oui en quelque sorte, mais ensuite effectivement, la France sera au pied du mur, tout au temps que l’Espagne l’est, tout autant que l’Italie, tout autant que la Grèce, tout autant que tous les pays qui n’ont pas fait ce genre de réformes…

F.R. : Ce que vous dites dans votre note, c’est, y aura quelqu’un de déçu.

N.D. : Oui, le marché ou les électeurs seront déçu.
Quelque part c’est un peu une répétition de 81-83. Pour ceux qui n’étaient pas nés à cette époque on va faire un petit point d’Histoire : en 81, alors qu’on venait d’avoir le choc pétrolier de 73- 74 et puis de 79, la France avait besoin précisément d’être plus flexible, mais François Mitterrand est élu sur un programme on va dire vraiment de gauche, très de gauche, très socialiste keynésien, relance par la consommation, etc. etc. Et tout ça pour qu’au bout de deux ans à peine, trois dévaluation du franc, en mars 83, après avoir perdu les élections municipales, François Mitterrand soit obligé de faire un complet demi-tour, et d’adopter les politiques de Madame Thatcher, de Monsieur Reagan à l’époque… Évidemment pas aussi ambitieuse, mais tout de même.

Qu’est-ce qui s’est passé à cette époque ? Le choix avait été très simple pour François Mitterrand, la question c’était : rester dans la construction européenne, dans le projet européen, ou en sortir. Et après avoir hésité, et apparemment failli quitter le SME, et donc le projet européen, la France a décidé d’y rester. Et donc la traduction de ça, ça a été ce qu’on a appelé la politique d’austérité, qui a duré des années, des années, des années, de désinflation compétitive…

Eh bien là la situation est un peu la même, si la France veut rester dans la zone Euro, il faudra très vraisemblablement qu’elle se plie à un certain nombre de programmes de réformes qui sont maintenant imposés, ou sinon l’idée sera que la France devra quitter la zone euro. Autant en 83 il était peut-être moins compliqué de quitter le projet de construction européenne, autant aujourd’hui ça risque d’être beaucoup plus compliqué. On l’a vu : si l’idée même de la sortie d’un petit pays comme la Grèce a causé une crise comme nous l’avons connue l’an dernier, je vous laisse imaginer pour la France…

La confiance

F.R. : Dans un premier temps vous dites, en gros, les marchés peuvent avoir confiance en François Hollande, parce que d’abord c’est quelqu’un de pragmatique, c’est un européen de cœur, donc il ne va pas remettre en cause l’appartenance de la France à la zone Euro et ainsi de suite… Et le troisième point : il était conseiller de François Mitterrand lorsque François Mitterrand a négocié le tournant de la rigueur en mars 1983, donc il en a gardé le souvenir de ça, donc il ne va pas commettre la même erreur aujourd’hui.

N.D. : Il me semblerait inconcevable qu’un homme de la formation et de l’intelligence de François Hollande qui a vécu l’expérience dont on vient de parler, c’est-à-dire 81-83, ne s’en souvienne pas. En gros l’alzheimer peut pas être aussi précoce que ça, et du moment où il s’en souvient, je ne vois pas comment à partir de là il serait capable de ne pas prendre en compte la réalité du marché telle qu’elle s’imposera à lui. Parce qu’il faut pas l’oublier : le marché s’imposera.
Donc je dis « ne vous inquiétez pas : a priori même si je ne suis pas dans le cerveau de François Hollande, ce que je vois ce qu’il y a tous les éléments nécessaires pour qu’il ait une approche tout à fait pragmatique… »
Et en plus, c’est visible pour ceux qui prennent le temps de scruter, François Hollande n’a pas promis le Grand soir. François Hollande n’a rien promis, parce que dans votre phrase y avait, l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait ! C’est ça mon point : il n’en a pas fait, ou il en a fait si peu que, finalement, de toute façon c’est comme si ça comptait pas. Donc il a gardé les mauvaises nouvelles pour plus tard.

Le danger

N.D. : Maintenant il y a un danger qui se présente, c’est la semaine qui vient de s’écouler, en particulier le week-end qui vient de s’écouler : on voit que Mélenchon est vraiment en phase ascendante, on a bien entendu ce week-end, François Hollande qui dit « oui, croyez moi, ça va être du sérieux ma renégociation du traité ». Mais bien sûr, il est bien obligé, parce que avant de gagner le deuxième tour, ceux qui ont connu 2002 savent qu’il faut gagner le premier, donc il est bien obligé de faire quelques concessions verbales à son électorat. Mais là encore je suis pas sûr qu’il ait été très spécifique sur sa renégociation. Et c’est pour ça, j’en reviens à ce point, il n’a pas fait de promesses, parce qu’il sait qu’il va devoir se renier par la suite, donc il essaie d’en promettre le moins possible pour que le retour de bâton soit le moins violent possible.

On voit la montée en puissance de Mélenchon. Ce qu’on se dit tout simplement, c’est que à partir de maintenant, il va bien falloir que Hollande commence à donner quelques gages à sa gauche, et c’est là que ça va devenir un peu plus compliqué pour lui, parce que les marchés vont commencer à comprendre, vous commencer à le sentir, c’est pour ça qu’il est resté très prudent jusqu’à présent dans son expression publique.

Tromper le peuple

F.R. : François Hollande dit « je vais demander la renégociation du dernier traité européen », vous, vous écrivez ça :

« François Hollande va avoir à naviguer à travers des forces dans la gauche, notamment à cause du référendum manqué de 2005, et dans cette perspective, vous écrivez, il serait politiquement intelligent que ses pairs de l’eurozone, ses partenaires allemands, belges italiens et ainsi de suite, permettent à François Hollande de prétendre qu’il leur a arraché quelques concessions, même si c’est faux en réalité. La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français, pour rouler – j’ai lu to ‘trick’ : rouler, tromper – pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes convenables, dont celle du marché du travail. »

N.D. : Oui, alors, avant d’entrer dans le fond du sujet je voudrais préciser un point : les gens de marché s’expriment de façon très directe, donc le vocabulaire que j’ai pu choisir dans la citation que vous venez de lire, ça paraîtra peut être excessif a beaucoup de vos auditeurs. Maintenant, c’est vrai que voilà, on ne va pas s’embarrasser de finasserie, on va aller directement au point.
De « rouler » les électeurs français, c’est peut être un mot quand même excessif, l’idée c’est de dire : ce sera une concession en quelque sorte de façade qui aura été faite à François Hollande et au peuple français entre guillemets, de façon à ce que tout le monde constate qu’à la fin des fins, il les faut bien les autres réformes, les fameuses réformes structurelles dont personne ne veut entendre parler.
Le mot rouler les électeurs est peut être un peu fort, je regrette qu’il soit traduit comme ça en français, peu importe, c’est pas très grave, mais à défaut de les rouler, ça va leur permettre de peut-être prendre conscience qu’il y a un certain nombre d’idées qu’ils ont en tête, qui ne peuvent pas marcher, même s’ils en sont convaincus. Ce que je suis en train de dire, c’est qu’il y a un petit théâtre, le script est un peu écrit, si on est malin on s’écartera pas trop du script, et de cette façon là on arrivera peut être à faire passer la pilule de façon un peu plus simple que ça n’avait été le cas au début des années 80.

F.R. : Alors je reviens sur cette phrase. Ce que vous dites c’est, admettons, y a un sommet à Bruxelles, François Hollande demande une partie sur la croissance, les autres européens ils vont faire comme si « bon ben d’accord, on t’accorde ça », il rentre ici en France en disant « regardez ce que j’ai obtenu », et du coup il peut dire derrière « eh ben, en échange nous on va libéraliser notre marché du travail ».

N.D. : Vous avez parfaitement compris le sens de mon propos, c’est exactement ça. C’est une petite mise en scène, c’est un petit théâtre, alors faut pas avoir l’impression que je fais de la théorie du complot et qu’on manipule tout le monde, et c’est juste que vous avez un électorat qui a un certain nombre d’idées préconçues. Elles sont fausses peut être, n’empêche que c’est les idées que l’électorat porte, et là y a de la pédagogie à faire.

F.R. : C’est déjà un peu ce qu’il s’est passé en 1997 : en 1997, Lionel Jospin est élu avec la gauche plurielle en disant ce pacte de stabilité je n’en veux pas, donc il va à Amsterdam, on lui fait rajouter Pacte de stabilité et de croissance, et il revient en disant « regardez y a le mot croissance dans le titre ».

N.D. : Vous avez tout compris. C’est pas l’exemple que j’avais en tête quand j’ai écrit la note, mais oui vous avez raison, c’est exactement ça. J’avais pas en tête l’exemple, mais vous avez entièrement raison, c’est exactement ça. C’est…
Alors certains pourraient considérer que c’est une manipulation, moi je pense pas que ce soit une manipulation, c’est juste une façon d’arrondir les angles, on va dire, voilà.

La formule

F.R. : Vous concluez sur les deux mesures nécessaires. C’est :
1) couper dans les dépenses publiques
2) libéraliser le marché du travail ; et vous dites le vrai défi pour François Hollande est de trouver la formule politique pour le vendre au public français.

N.D. : Bien entendu, il faut trouver la formule pour vendre ça au peuple français. Je suis pas le conseiller de François Hollande, c’est pas mon rôle de définir le message qu’il doit porter. Mais je voudrais quand même citer un exemple historique, c’est celui de la Pologne qui quitte le communisme et qui fait sa transition vers l’économie de marché au début des années 90. La Pologne est connue pour avoir subie ce qu’on appelait la thérapie choc, c’est-à-dire que eux ils se sont pas embarrassés de beaucoup de précautions, ils y sont allés franco d’un seul coup dès le début. Ils ont fait la totale des réformes quasiment en un an ou deux. Ça a été extrêmement douloureux pour la population polonaise, mais ce qu’il faut savoir c’est que la Pologne est le pays qui s’en est sorti le mieux, le plus vite, quand on le compare à ses pairs.

Le sujet n’est pas là, le sujet c’est comment cela est il possible ? Pas seulement parce qu’il y avait la détestation des communistes, mais parce qu’il y avait aussi un gouvernement où il y avait un ministre des affaires sociales et du travail qui allait régulièrement à la télévision expliquer à la population pourquoi on fait ces réformes, que certes c’est douloureux, certes ça fait mal aujourd’hui, mais les bénéfices viendront plus tard. Que si on ne fait pas ce genre de travail aujourd’hui, demain ce sera encore pire qu’aujourd’hui, et ainsi de suite. C’est un effort de pédagogie.
Regardez maintenant Monti. Mario Monti aux affaires en Italie, c’est quand même assez frappant. C’est un homme qui fait les réformes les plus impopulaires que le peuple italien pouvait imaginer, et qui se trouve être le Premier ministre le plus populaire de l’après guerre ou presque. Donc y a vraiment un sujet sur la communication avec l’électorat, le peuple, et une façon de faire passer les messages. Ça, moi j’ai envie de dire, c’est ce pourquoi les hommes politiques sont payés, c’est leur métier, j’espère juste que François Hollande trouvera la bonne formule.

L’angoisse

F.R. : Si je fais un récapitulatif, je me suis amusé à faire des cas à partir de votre document :
Le cas n°1, c’est François Hollande est conciliant et il revient de lui même sur ses maigres promesses de campagne et il libère le marché du travail et en finit avec le CDI comme norme de travail.
Cas n°2, il lui faut une petite pression de ses partenaires européens, une petite concession qui lui sert de prétexte, et derrière il libéralise le marché du travail.
Cas n°3, il refuse de se plier à ce programme, à cette injonction, et alors les marchés vont le punir, le rappeler sérieusement à l’ordre.

N.D. : Oui.

F.R. : Donc là, jusque-là dans les trois cas, quand vous dites, « soit les électeurs, soit les marchés seront déçus », dans les trois cas c’est toujours les électeurs qui seront déçus et les marchés qui gagnent ?

N.D. : Oui oui. Eh bien regardez la Grèce, regardez l’Espagne, regardez l’Italie, regardez tout ce qui se passe en Europe depuis 2010, on a bien vu que de toute façon, à la fin, c’est le marché qui l’emporte. Je ne vais pas encore dire que le marché a nécessairement raison au sens moral du terme, en tout cas il aura raison factuellement puisqu’il s’imposera, c’est clair. Donc, c’est de ce point de vue-là que je le dis, oui en effet. Vous avez raison, les électeurs risquent d’être plus perdants que les marchés.

F.R. : Je propose un quatrième cas, l’irruption du peuple sur la scène de l’Histoire.

N.D. : La prise de la Bastille numéro 2.

F.R. : Hier, à Paris, y avait, bon, on va pas chipoter, 80 000, 90 000, 100 000, 120 000 manifestants à l’appel du Front de gauche. Si, comme en 1936, on avait une élection qui s’était suivie de mouvements de masse, de manifestations, de grèves…

N.D. : Qu’est-ce qui se passerait en Europe ? Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France.
C’est bien pour ça que je passe mon temps à répéter dans cette note que j’espère bien que François Hollande se souvenant de ses années de formation en 81-83 auprès de François Mitterrand évitera précisément de laisser se développer ce genre de scénario à nouveau, ou en d’autres termes trouvera la formule politique qui lui permet de vendre les réformes à la population française d’une façon qui soit acceptable…

À la revoyure…

F.R. : Je vous propose quelque chose pour terminer : qu’on se retrouve dans six mois, par exemple, à l’automne, et on fait le point pour voir où on en est dans votre scénario.

N.D. : Lequel des trois...

F.R. : Voilà, lequel des trois advient ?, où est ce qu’on en est ?, est-ce qu’effectivement y a eu des négociations ?, on a rajouté croissance dans le titre à la fin ?, vous voyez, ce genre de choses là.

N.D. : Eh pourquoi pas, avec plaisir, on a une conférence je crois à Paris au mois de septembre, je vous recevrai à ce moment là avec plaisir.

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Vos commentaires

  • Le 13 avril 2012 à 10:27, par ecridom En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Superbe ! C’est beau comme du Pinçon-Charlot !

    Répondre à ce message

  • Le 13 avril 2012 à 12:06, par Allister bangalore En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Il n’y a qu’une seule phrase de l’autre saligot qui me fait plaisir c’est celle-ci :
    « Qu’est-ce qui se passerait en Europe (si révolution citoyenne) ? Ben là je crois que c’est le gros coup d’angoisse, parce que si, quand les grecs manifestent, on a déjà une Europe qui se sent sur le point d’exploser, je vous laisse imaginer pour la France. »

    Répondre à ce message

  • Le 13 avril 2012 à 12:18, par RJD En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Super entretient ! j’aime la franchise du monde des affaires, la « get to the point » attitude ^^

    après TOUT ce que l’on sait il y aura quand même des gogos pour voter Hollande...

    ET pire, il y a toujours des leaders à gauche qui croient en l’euro et l’UE !

    Répondre à ce message

  • Le 13 avril 2012 à 15:41, par jeeper70 En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Il n’était pas nécessaire de faire autant de bla-bla spéculatif quant à la libéralisation du marché du travail d’après vous inéluctable en France.
    Vous semblez quand même négliger au moins deux points très importants :
    Vous oubliez que la France à mieux résisté à la crise que beaucoup d’autres pays Européens avec une évolution du chômage bien inférieure à celle de nombreux pays comme l’Espagne l’Italie la Grèce et même la grande Bretagne que vous prenez comme modèle.
    Il est vrai que dans les objectifs de la finance, le chômage n’a aucune importance du moment que les actions continuent de grimper. Notre modèle social que vous rêvez d’abattre protège en effet mieux les citoyens que les systèmes ultralibéraux comme celui de l’Angleterre, c’est un fait.
    Ensuite, vous considérez que la position de la France vis à vis des contraintes libérales imposées par le tout puissant marché
    l’isole de ses partenaires Européens. Grave erreur a mon sens car beaucoup de peuples Européens comptent sur le changement de politique en France pour amorcer un virage vers une Europe plus soucieuse du bien être de ses citoyens que de la bonne santé du portefeuilles des spéculateurs.
    Enfin, vous reconnaissez la capacité de la Grèce, pays avec une économie chancelante et un taux de corruption record à entrainer l’Europe dans un schéma de crise et parallèlement vous sous estimez le poids de la France en la soumettant aux mêmes impératifs de restrictions budgétaires et de libéralisation de son économie. Vous semblez pourtant admettre que l’Europe ne peut perdurer sans la France, ce qui signifie que nous pouvons infléchir les politiques de l’ensemble des autres pays Européens qui auraient beaucoup à perdre en s’opposant à une véritable volonté de la France dopée par les futurs et probables changements chez nos voisins dont l’Allemagne.
    Bien sur cela impose d’aller vers une régulation de la finance internationale et sous entend une certaine forme de protectionnisme de l’Europe vis à vis des pays qui veulent nous soumettre à la concurrence déloyale de la mondialisation, ce qui est pour le monde de la finance, la pire des directions possibles.
    En fait vous connaissez très bien le risque que vous encourez et vous vous servez de la déconfiture Grecque pour exercer un chantage au libéralisme et essayer de protéger vos intérêts mercantiles au détriment des valeurs universelles.

    Répondre à ce message

  • Le 13 avril 2012 à 18:08, par ObjectifMars En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Premièrement, j’ai peur qu’il n’est raison sur le rôle de François Hollande quand il dit : « l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait ! », on se retrouverait avec un Mitterand Bis et nous payerons l’addition.
    Deuxièmement, ils ne donnent pas d’argument sur le pourquoi : pourquoi aurait-on besoin de ces réformes libérales qui ne profitent que aux marchés ? Question que j’aurais bien aimé voir le journaliste poser. Mais bon l’interviewer est clairement dans sa bulle idéologique donc : puisse que ces mesures sont libérales, elles sont forcément bonnes...
    Troisièmement, il le dit lui même il n’y a qu’un scénario qui l’inquiète : pousser sur sa gauche Hollande par Mélenchon et pour peu que les Français manifestent comme les Grecs et les Espagnols, ne se laissent pas avoir par le côté « oui, mais il est de gauche alors on ne va pas manifester contre lui » comme ce fut le cas avec Mitterand et Jospin, alors dans ce cas là les plans de libéralisation seront peut-être remis en cause.

    Répondre à ce message

  • Le 13 avril 2012 à 22:22, par Rahan En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Il part du principe que si Hollande veut rester en europe il DOIT appliquer les réformes structurelles, ces fameuses réformes pronées par le FMI et la banque mondiale qui ont conduient les peuples et les économies(sic) des pays où elles ont été appliquées, dans le fond du gouffre, quand celles qui ont dit non ont retrouvé des couleurs après une période difficile beaucoup plus courte (voir l’Islande aujourd’hui).

    D’abord c’est une dictature des marchés contre la démocratie. Et on sent chez ce monsieur à quel point il aime la démocratie.

    Ensuite l’europe libérale n’est pas une fatalité. L’europe d’après guerre n’est qu’une suiveuse du grand frère américain parceque ca semblait marcher.
    Cependant ca ne marche plus ! Ce monsieur dit que le CDI francais est à bout de souffle, c’est pourtant le modèle ultra libéral qui est à bout de souffle à une échelle mondiale !

    Les allemands ne sont pas foncièrement pro libéralisme, la classe politique peut être, mais le peuple ne semble pas vivre si bien que ca leur tournant des années 2000, bien au contraire ! J’ai lu que le taux de burn out chez eux était incroyablement supérieur à la moyenne européenne.

    Si la france prend un virage keynésien (qui a si bien marché avant le tournant ultra libéral dont le bilan est bien plus mauvais sauf pour les 1%) alors on peut tout à fait envisager un tournant chez les allemands, les espagnols et les italiens etc.
    L’Europe ainsi unie pourra prendre son envol de façon indépendante et laisser les américains s’enfoncer si ils n’ont pas le sursot nécessaire de changer de cap eux aussi. (le mal est plus profond chez eux et ca va etre difficile j’en ai peur).
    Même les anglais peuvent changer de cap, si on montre avec les allemands que ca marche !
    (Et franchement si l’europe était aussi fondalement libérale, pourquoi les anglais n’en font pas complètement partie ?)

    C’est un scénario réaliste, mais j’ai juste peur du niveau de corruption idéologique des grands partis (voir le PS chez nous) et leur habitude aux fausses promesses.

    Ils devraient pourtant avoir bien plus peur du peuple que des marchés !!!
    La démocratie se meurt discrètement, c’est grave !

    Voyez ACTA, HADOPI etc les efforts inouis des politiques pour contrer la concurrence déloyable engendrée par la mondialisation des échanges internet en peer to peer. Mais lorsqu’il s’agit de protéger les salariés européens de la concurrance déloyable des salaires chinois et autres indiens (esclaves modernes), il ne se passe rien et on nous explique qu’on n’y peut rien.
    Ecoeurant !

    Répondre à ce message

  • Le 13 avril 2012 à 22:51, par Imotepe En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bonjour,
    Dans ce discourt on retrouve tous :

    • la toute puissance des marchés : dans tous les cas (sauf la révolution) ils seront gagnants, Je cite : «  » Parce qu’il faut pas l’oublier : le marché s’imposera. "
    • la manipulation : les politiques ne sont plus que des communicants. Je cite : « Donc y a vraiment un sujet sur la communication avec l’électorat, le peuple, et une façon de faire passer les messages. Ça, moi j’ai envie de dire, c’est ce pourquoi les hommes politiques sont payés, c’est leur métier, j’espère juste que François Hollande trouvera la bonne formule ». « De « rouler » les électeurs français, c’est peut être un mot quand même excessif, l’idée c’est de dire : ce sera une concession en quelque sorte de façade »
    • la perte de pouvoir des politiques : les décisions politiques sont décidées par Bruxelles (je vous invite à lire les recommandations économiques de l’union. Vous y retrouverez les politiques mises en place et à venir. http://europa.eu/legislation_summaries/economic_and_monetary_affairs/stability_and_growth_pact/index_fr.htm ), Je cite : " il faudra très vraisemblablement qu’elle se plie à un certain nombre de programmes de réformes qui sont maintenant imposés, ou sinon l’idée sera que la France devra quitter la zone euro.
    • la pensée dominante. C’est le néolibéralisme et c’est tous !! Je cite : « ça va leur permettre de prendre conscience qu’il y a un certain nombre d’idées qu’ils ont en tête, qui ne peuvent pas marcher, même s’ils en sont convaincus » ; « c’est un travail qu’il va devoir faire, parce que tout simplement il y aura la pression des pairs dans la zone euro, c’est-à-dire de l’Italie, de l’Allemagne, de tous les autres pays ».
    • l’élitisme : Nous petits salariés nous devons être flexible et renoncer au peux de stabilité pour assurer plus de performance aux entreprises.... Mais pour eux de la « haute »... Je cite : « Je suis en CDI, bien évidemment… Euh voilà… (Rires.) »

    Sérieusement.....tout y est !! La seul chose qui peut les arrêter c’est NOUS.....

    Grâce à ces lignes, je prends conscience que ce type de personnages vivent dans leur bulle. Apparemment, ils n’ont pas vu les dégâts provoqués par le néolibéralisme, la dérégulation, les inégalités.
    Grâce à ces lignes, on voit clairement que nous vivons toujours à l’époque des rois, des privilégiés. Ils nous regardent de leur tour d’ivoire avec une telle arrogance.....qu’il ne la voit même plus !!

    J’espère sincèrement que la France sera une fois de plus dans l’histoire, le terreau du renouveau. Nous devons être le pays qui prouve au monde (tout comme l’argentine) qu’un autre système existe et que nous avons tout à gagner à sortir du modèle oligarchique.....

    Merci.....merci sincèrement.....merci de tous mon cœur..... Merci FAKIR !!!! :) :) :) ;)

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  • Le 14 avril 2012 à 11:00, par DK99 En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    La question c’est doit-on accepter cette dictature du marché ?
    rappelons le, le marché c’est une majorité de mouton qui suive l’avis et le mouvement d’une minorité au sein de laquelle une autre minorité s’enrichit sur le dos de tout les autres.

    Le marché décide que ça ne va plus qu’il faut réformer.
    il a pourtant tort .

    90% du PIB d’endettement a 3% d’intérêt soit +50 milliards par an
    et une inflation a 2.5% à 3% soit PIB plus de 50milliards

    le déficit de la France 5% soit environ 100 milliards dont 50 milliard lié a la dette ( compensé par l’inflation )
    reste 50 milliards de déficit lié au déséquilibre recette / dépense de l’état.

    une dette qui augmente de 2.5% du PIB / an en situation de non croissance.
    rien de très alarmant en réalité.

    une dette de 90% du PIB, on entends souvent, que c’est énorme que c’est pas une gestion de bon père de famille.
    pourtant un ménage qui fait un prêt immobilier s’endette a hauteur d’un tiers de son revenu annuel sur 30 ans
    soit avec un revenue annuel de 100, il s’endette a hauteur de 30(nb d’année) fois 33 (le tiers de son revenu) soit à 990.
    un endettement de 990 % donc

    l’état français est endetté a hauteur de 1700 milliard et à des recettes (un salaire donc) de 230 milliards (environ)
    1700/230 * 100 = 739

    l’état français est donc endetté a hauteur de 739% de ces revenues soit moins qu’un bon père de famille.

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  • Le 14 avril 2012 à 12:39, par Corinne Newey En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    ...eh bien, c’est comme d’hab.... TINA.... :-(

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  • Le 14 avril 2012 à 13:23, par gibi En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Édifiant !
    On s’en doutait déjà mais c’est mieux quand c’est l’adversaire qui le dit.
    Bravo pour cette interview.

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  • Le 14 avril 2012 à 18:13, par Maozetong En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Nicolas Moisy, le terme « ressource humaine » s’applique aussi à vous, collabo du système ! bouh vilain !

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  • Le 14 avril 2012 à 20:00, par tom En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Il aurait été intéressant de porter la contradiction à la fin du texte et de demander à votre interlocuteur son avis sur les propositions des économistes du fdg (ou des atterrés). Car l’application dans tous les pays de ses chères réformes structurelles aboutie à l’éclatement et la faillite généralisée de la zone euro et donc celle des banques et du système économique dans son entier. L’UE peut changer, car elle n’est que l’expression de la volonté politique des états membres (cetes libéral mais c’est un autre problème). La proposition de supprimer le traité de Lisbonne, à condition de reprendre dans son entier les fondements de l’ue, et de faire une constitution qui ne soit pas une compilation des traités, mais une construction politique, sociales et économiques en rupture totale avec celle neolibéal. C’est ce que propose le FDG et qui fait figure d’idéal. Pour qu’il se réalise cela suppose un mouvement général des peuples européens qui choisiraient par le vote des majorités de la gauche de gauche, mouvement qui commencerait pourquoi pas en France. C’est ce que croit, espère ou fait espérer le FDG. La réalité est qu’il est peu probable que les 27 voient un tel mouvement (s’il y en avait dans un pays cela ce saurait). Il faudra donc à la fin des fin rompre avec l’euro et l’ue.

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  • Le 14 avril 2012 à 21:05, par Florent En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Au risque de paraître naïf : en quoi la sortie de l’euro et le reprise de notre souveraîneté monétaire (Banque de France qui prête à 0% à l’Etat Français !) ne seraient pas une véritable alternative réalisable... et salvatrice ???????

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  • Le 15 avril 2012 à 09:08, par bobforrester En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    bonjour

    Et un grand merci pour avoir réussi à tirer d’un individu représentant le capital financier des aveux que tout électeur devrait connaître. Voilà comment nous sommes prisonniers de l’UE et pourquoi il faut en sortir vite ( comme le préconise le prix Nobel Stiglitz d’économie ) ,revenir au Franc , sortir de l’otan et d’une manière générale se libérer de la tutelle anglo-saxonne. Mais pour y parvenir il faut mobiliser les masses contre la quasi totalité de la caste politique inféodée au modèle de société yankee et appeler à l abstention de façon à réduire autant que faire se peut la légitimité du vainqueur . Celui ci quel qu’il soit fera la politique préconisée par l’interviewé . Si c est comme probable Hollande , Mélenchon ,la grande gueule, approuvera tout sans condition , on parie ? On rappellera que selon M.Allais notre seul prix Nobel d’économie , l’immigration impacte le chômage à hauteur de 18% , qu’1% d’immigrés en plus c est 1% de salaire en moins et que le coût de l’immigration va de 30 à 70 milliards d’euros / an selon Gourévitch ou Laulan . J ajoute pour finir que l’UE réclame la venue de 50 millions d’immigrés en Europe pour répondre aux voeux du patronat dont notre MEDEF et du PS notamment. Enfin il faut savoir que le montant de la dette cumulée depuis 1973 et la loi Pompidou , 50 milliards d’euros , est égal au montant de l’impôt direct !!! Ce qui fait que l annulation de la dette , le retour au pouvoir de la banque de France et des prêts à taux zero permettraient de supprimer cet impôt . Suppression qui associée à un protectionnisme sélectif relancerait la croissance et le cercle vertueux subséquent. L’UE est une machine au service de la classe des riches rentiers , des banquiers et de leurs petites mains politiciennes . Contre les salariés , les pensionnés et la démocratie c ’est à dire contre les libertés.

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  • Le 15 avril 2012 à 10:27, par Monsieur HR En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Ce serait bien de nous donner plus d’informations sur les activités de « Cheuvreux ».

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  • Le 15 avril 2012 à 12:37, par tybbo22 En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Libéralisons le travail...
    Et parlons des implications sociales de notre modèle si précieux.
    Que chacun devienne un excellent produit à vendre sur le marché.
    Wacquant en parle très bien : http://youtu.be/X0UUfNiui38

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  • Le 15 avril 2012 à 16:34, par Judex En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Quel aveu !

    Pour nos beaux et grands marchés, les États doivent donc se plier à leurs oukases. Peu importe qu’ils soient les responsables de la crise dans laquelle on est, de l’augmentation des dettes publiques, etc.

    Ces types vivent vraiment dans leur bulle et n’ont strictement rien à faire du sort des peuples qu’ils traitent comme des kleenex. Hannah Arendt, en son temps, craignait que l’on puisse sacrifier les gens que l’on estime inutiles. Elle en faisait même une caractéristique du totalitarisme. Cette fois, on y est. Et on n’a besoin ni de nazis, ni de staliniens pour cela.

    Reste une question : le programme du Front de Gauche, que nos financiers semblent tant craindre, n’apparait-il pas un peu trop mou face à ces gens-là ?

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  • Le 15 avril 2012 à 19:23, par Panossian En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    c’est clair, ça coule de source, Hollande le mou libéral va mollir encore et être encore plus libéral.
    Dans un tel cas, la France, les Français s’ils ne se révoltent pas, seront tondus.
    Ont-il encore des tripes pour la révolution « citoyenne » ? Mélenchon leur a-t-il fait retrouver leur courage ? C’est ce qu’on va voir dans les prochains mois.
    En tout cas mieux vaudrait un Mélenchon au second tour qu’un Hollande, ça simplifierait.

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  • Le 15 avril 2012 à 22:43, par Michael M En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Il me fais bien rire le monsieur, Sarkozy fera pire sans aucun état d’âme.
    Et l’Islande ? Ils sont sorti de l’euro sans incendies dans la capitale.

    Je n’aime pas du tout le ton de ce Nicolas Doisy qui ne donne que la version du point de vue des marchés.

    Il oublie de parler de la valeur humaine, de la valeur du travail français. Et de tout ce qu’on brade sous prétexte que tout peut-être bradé.

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  • Le 16 avril 2012 à 15:24, par cultive ton jardin En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    C’est trop beau, en effet. Trois solutions : soit ils gagnent, soit on perd, soit... ils gagnent. Bon, ya aussi de la méthode Coué, à ne même pas imaginer de quatrième scénario, où la révolte serait telle qu’ils devraient bien reculer un peu pour sauver au moins les meubles.

    Encore une fois, ça me fait penser à la chanson du petit chaperon rouge qui, « se souv’nant d’la fin d’ l’histoire, prit une grosse clé à molette et lui ferma soigneusement la mâchoire »

    « Puis au loup, bavant de colère, j’tai laissé bouffer grand mère, mais i faudrait tout d’même pas m’prendre pour une poire ! »

    Mais on voit bien que même un énorme soulèvement populaire en France ne suffirait peut être pas à museler ces gens-là. Toute l’Europe, il faudrait. Et c’est pas gagné.

    Rendez-vous, donc, en septembre...

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  • Le 16 avril 2012 à 17:59, par ji En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Au moins les banquiers ne se cachent plus, ils assument le fait d’être aux commandes et d’avoir des pantins très très serviles. Hollande, Sarkozy, Dupont-Aignan et toute la clique de candidats aux présidentielles.

    Le plus regrettable dans tout ça, c’est que le journaliste ne relève pas le point central dans tout, la clé de voûte de toute cette histoire. Si le marché a toujours raison, c’est qu’on lui a donné ce pouvoir ou plutôt qu’il l’a pris grâce à la construction européenne. Et ce depuis 1973 et l’obligation d’emprunter avec des taux d’intérêts sur les marchés, où auparavant on empruntait à 0% au près de sa banque centrale. Merci l’UE. Alors que ces même banques empruntent à des taux allant de 0,01% en temps de crise à 1% en temps normal. Cherchez l’erreur !

    La solution toute simple pour empêcher ces réformes soi-disant « inéluctables » qui sont en réalité des réformes voulues par les grands patrons, est d’enlever ce droit au marché d’avoir raison, non pas en renégociant les traités, qui comme cela est justement est une mascarade, mais en quittant l’UE et l’euro. Sortir de manière négociée de l’euro et de l’UE aurait l’avantage d’éviter aux gens de perdre leur épargne, plutôt que d’attendre une explosion inéluctable pour le coup de cette dernière. Et comme il est difficile de dire quand cela se produira, l’effet de surprise sera tel pour les non préparés que ce sera une catastrophe. En sortir de manière sereine permettra de poser des jalons et d’étaler les risques dans le temps.

    Mais tant que le marché sera roi il n’y aura point de salut. C’est quand même incroyable d’entendre cela de la bouche de quelqu’un que l’Europe favorise. Consternant. Le mieux reste encore de ne pas voter pour tous ces menteurs. Le gars dit en gros, que vous votiez Hollande, Sarkozy, Mélenchon... ce sera la même politique. On peut lui reconnaître sa franchise !

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  • Le 16 avril 2012 à 20:10, par jean-pierre aupert En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Article intéressant, le seul problème est qu’il restera dans un cercle fermé, hélas.
    J’attire l’attention sur l’absence du devoir social des candidats pendant la campagne électorale actuelle, pour exemple aucun candidat n’a parlé du budget de la S.S., alors que l’on nous fait des coupes à tous les niveaux de la santé, les 11 milliards de détournements sociaux dont tous les prétendants au trône sont informés n’a pas fait recette. Ils sont tous complices d’abus et de détournement de biens sociaux, voilà le résumé de la politique en France. Cet argent qui est dû à la S.S., aux Français, a été retenu sur les salaires, facturé sur des produits taxés à cet effet, nous avons payé ses cotisations et taxes spéciales, mais elles n’ont jamais été reversées. Aucun non plus n’a proposé d’organiser un mouvement de masse financière citoyen pour faire face aux banques et à ses collabos, les politiques, alors que là on peut peser très lourd, sans violence, simplement, avec intelligence ! Une idée a exploiter, lire l’article « Ce n’est pas l’Euro qu’il faut sauver c’est notre peau ! L’économie nous appartient, reprenons la main ! » au http://0z.fr/h9D6w sur « L’Abolition de la Raison » http://labolitiondelaraison.over-bl... le feuilleton de la psychiatrie de la Mondialisation et de ses collabos, les politiques.
    Vous pouvez partager sans pitié, merci.

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  • Le 17 avril 2012 à 11:59, par Pasteur Cath En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    bravissimo à François Ruffin et à toute l’équipe de Fakir !!
    il faut le redire encore et encore : les pouvoirs financiers font de la planification (fin des CDI, libéralisation totale de l’éducation et de la santé,...) ; ce qui est édifiant dans cette interview, c’est la mise en lumière de la stratégie Hollande « l’hypothèse la plus optimiste, c’est celle où François Hollande prend ses fonctions et « revient sur ses promesses », mais il n’en a pas fait »
    édifiant également le rôle dévolu aux politiques par les pouvoirs économico-financiers : faire oeuvre de pédagogie pour que tout le monde avale l’huile de ricin qui accompagne la fin voulue de tous nos droits sociaux
    mesure de salubrité publique : cette interview devrait être envoyée à la totalité des adhérents PS
    last but not least :
    rien n’est joué et le peuple is very dangerous, n’en déplaise à certains !!!

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  • Le 17 avril 2012 à 16:02, par eltrigo En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    En 1789, on aurait baladé la tête de ce type au bout d’une pique ! Faut il qu’il se sente puissant et protégé pour annoncer ainsi que la démocratie n’existe plus et que la dictature des marchés est définitivement au pouvoir !!! Et si F. Hollande avait des couilles et décidait de faire la guère à ce petit monsieur !!!

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  • Le 17 avril 2012 à 16:03, par eltrigo En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    La guerre ! Pardon....

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  • Le 17 avril 2012 à 20:30, par Regulus En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Mais... Ce monsieur Doisy est-il au courant qu’en Grèce, il y a des gens qui meurent à cause de l’austérité ? Et de ce que ça veut dire « les marchés gagnent » ?

    Eh bien l’explication de texte elle est très simple : les marchés qui gagnent, c’est une poignée de privilégiés qui s’en sortent et ont toute latitude pour engager des grands projets destructeurs contre les révoltes du « bas monde » parce que soi-disant ils causent des guerres et de l’insécurité, ou bien de polluer en allant piocher je ne sais quelle hydrocarbure en mer ou sous les terres. Tout ça pendant que les gens qui veulent la liberté et la démocratie pour vivre décemment et élever leurs enfants dans une société meilleure se ramassent au final à la petite cuiller sur les rails d’un RER.

    Alors pour moi c’est clair, c’est non. Non au petit théâtre, non au tour de vis, non à l’écrasement des peuples par l’empire des évadés fiscaux. Et la Bastille, j’irai la prendre avec ceux qui voudront.

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  • Le 18 avril 2012 à 01:47, par etienne nestorin En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bon analyse qui ne démontre pas mais affirme que « les marchés » vont imposer le tatchérisme reaganien en France : en gros,si Hollande ne s’incline pas ce qui est promis à la France c’est la situation actuelle de la Grèce....hum hum je me tapote le menton...la situation de l’angleterre qui est passée au tatcher n’est pas mirobolante avec une dette publique élevée et une dette privée énorme et un marché du travail hyper flexibilisé....le beau résultat !,l’épargne privée des français est 8 fois supérieure à sa dette publique (on pourrait se passer des marchés qui perdraient une ressource importante :45 milliards d’intérêts payés chaque année),la dette italienne est de 120% du pib alors que la nôtre est de 90% de la richesse annuelle produite par le pays,notez aussi que les américains sont à l’inverse des français très endettés à titre privé et enfin ce n’est pas le cdi qui explique le chômage, c’est clairement la baisse d’activité et les conditions favorables dans lesquelles le crédit est accordé,ce que font les USA ,ce qui explique en partie la reprise d’activité et la baisse du chômage,enfin ne pas oublier qu’Hollande est un homme de synthèse,un économiste à la différence de Mitterrand....bref je trouve la tonalité alarmiste de cette interview au choix ou pro-sarkozyste dans le climat de débandade actuelle ou super Poutou/Arthaud et encore plus : objectif faire peur ,décourager,ne pas voter Hollande ....et garder Sarkozy !

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  • Le 18 avril 2012 à 19:25, par aperilhou En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    tôt ou tard c’est le 4ème scénario qui se produira. Question de cycles.
    Et a mon avis vu la vitesse à laquelle on va dans le mur, c’est bcp plus tôt qu’on ne pense.
    Car ce qu’oublie de dire ce très charmant Nicolas Doisy, c’est qu’à moyen ou long terme il n’y aura plus de croissance du tout des marchés... ou bien une croissance complétement virtuelle. En effet, en ne visant actuellement que des croissances en spéculant sur la dette ou à très court terme en demandant des économies et des décroissances sociales des pays, comment penser qu’à moyen ou long terme, des pays où les conditions de travail, de logement, d’éducation, de santé, etc etc décroissent, des pays où les délocalisations et le chômage augmentent, des pays où le pouvoir d’achat baisse, puissent faire fonctionner positivement les marchés ???...
    c’est comme presser un fruit sans replanter ses graines.
    c’est tellement absurde qu’il faudrait trouver des solutions encore plus absurdes ne pas se crasher à moyen ou long terme... même en continuant à parier sur la crise, sur les dettes, et de faire des profits sur les chutes et destructions de valeurs ou de pays, il y a un moment ou seules les bourses se portent bien car le monde se porte mal...
    et avant ce moment ça pète ...et je souhaite à des personnes comme Nicolas Doisy d’être loin à ce moment-là

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  • Le 18 avril 2012 à 20:42, par un ancien de cheuvreux En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    un beau blaireau bien beauf.

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  • Le 18 avril 2012 à 21:32, par Cuniberti Irène En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Il serait donc inéluctable que l’homme est au service de l’argent , que le profit est au centre du système ? Pour moi l’être humain n’étant pas un objet , un outil dont on se sert quand on en a besoin et que l’on jette ensuite le problème est inverse : quand ces milliards d’êtres humains se lèveront-ils contre ce petit nombre de financiers qui les exploitent ? Plus ce sera tardif plus ce sera violent mais une chose est sûre cela sera ! Ce n’est pas un jeune indigné qui vous le dit mais une grand-mère qui espère « un autre monde possible » pour ses petits enfants .

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  • Le 19 avril 2012 à 11:58, par Mike En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Un petit oubli quand même.
    Le pic pétrolier est passé.
    Donc le pétrole abondant et pas cher c’est fini.
    DONC la croissance c’est fini.

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  • Le 19 avril 2012 à 19:57, par Lombard Bernard En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bonjour,

    Moi, mon idée, c’est qu’à partir du moment où les marchés se sentent très forts par rapport à la politique, et aussi à partir du moment où ils ne comprennent que les lois de l’argent, on peut facilement les battre à leur propre jeu, et sans états d’âmes. On peut les ruiner vite fait. Nous sommes des dizaines de millions, et eux quelques milliers.
    Voici comment s’y prendre :
    d’abord, on peut se servir de ce qui existe déjà : acheter directement à son voisin, au lieu d’aller dans les grands magasins. Pour l’alimentation, c’est déjà organisé. Il y a les AMAP. Ca marche très bien.
    Pour le reste, on peut revenir aux petits commerçants, être solidaires.
    Mais c’est au niveau de l’énergie qu’on peut leur faire le plus mal : utiliser l’énergie libre. Déjà, au Japon, Minato’s Magic, un moteur industriel à aimants a été produit à 10 000 exemplaires, et ils sont en train de construire une usine pour 140 000 exemplaires de ces moteurs qui fournissent gratuitement de l’énergie. Pour l’instant, cela ne concerne que des climatiseurs, mais des plans existent déjà pour produire des moteurs de 20 à 100 chevaux.
    On peut ruiner les dictateurs économiques. C’est juste une question de prise de conscience. Après, ça ira très vite, et ils feront beaucoup moins les malins...

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  • Le 20 avril 2012 à 14:12, par Torpédo36 En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bonjour,

    Je suis toujours épaté par le nombre impressionnant de « Chief Economist », « Sénior Advisor » et autres « pontes » de la finance internationale qui ne manquent jamais de nous donner le(ur) cap pour sortir de la crise.

    Ne sont-ils pas cependant les principaux artisans de cette crise ?
    Ne sont-ce pas eux qui s’enorgueillissent de conseiller plus de 1000 banques internationales depuis de nombreuses années ; Ne sont-ce pas les mêmes encore qui ont cautionné (quand ils n’en sont pas les principaux instigateurs) tous ces produits financiers toxiques qui ont « plombé » l’économie mondiale...

    Pour paraphraser un grand serviteur de l’état, je vous dirai :
    « La finance est une affaire trop sérieuse pour la confier à des économistes ! »
    Apprenez à faire profil bas et cessez de jouer aux pompiers pyromanes.
    Allons messieurs, un peu d’humilité.

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  • Le 20 avril 2012 à 23:05, par JUILIERE CLAUDE En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Nous ne sommes pas dupe, nous somme parfaitement informé de ce scénario, d’autant que les vieux routier de mon age connaissent la poitique de François Mitterand. Comment croyez vous que Jean luc atteind 14% des voix au premier tour. En début de campagne, le rapport des forces entre F.H et JL M était de 1 à 5 (en gros 28% et 5%) il est de 1 à 2 actuellemnt ( 27% 14 % ).
    Méfiez vous on ne berne pas indéfiniment le peuple.

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  • Le 21 avril 2012 à 13:05, par netmamou En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bonjour le Fakir,

    on a distribué à Marseille. C’était super ! Photos à suivre.

    Et puis , cette vidéo circule et c’est très bien. On l’a vue sur Médiapart, sur plusieurs blogs.

    Et c’est pour ça qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner !
    Bon week-end. C’est chaud comme on dit....

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  • Le 5 mai 2012 à 13:03, par Locaterre En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bonjour...
    >> si ils n’ont pas le sursot nécessaire de changer de cap eux aussi...
    C’est qui, ce sur-sot ;-) , un nom ?

    La féodalité financière nous a ramené à « la bourse ou la Vie » ; Sting chantait « Russians », que devrait-il chanter de nos jours ?

    Merci pour votre action...

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  • Le 5 mai 2012 à 22:11, par laurent vatinel En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    J’ai hâte d’être en septembre.Merci de cet éclairage.

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  • Le 9 mai 2012 à 20:42, par BobbyFR94 En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Je voudrais savoir comment nicolas doisy va réagir lorsque des milliers de personnes feront irruption dans son batîment de « financiers » afin de pendre TOUS ceux qui ont plongé dans la ruine, la pauvreté, la misère, sans compter l’immigration imposée qui tire les salaires encore plus vers le bas, le peuple français ?

    Je m’adresse à vous « nicolas », quelles seront vos dernières paroles au moment ou le peuple, au choix, vous jettera dans le vide, ou vous pendra haut et court ?

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  • Le 11 mai 2012 à 12:24, par JYM En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    François Asselineau de l’UPR relaie le 15 avril 2012 sur le site internet l’entretien de Fakir et N Doisy

    "Le journal Fakir vient de réaliser une interview, longue et intéressante, de Nicolas Doisy, économiste en chef de Cheuvreux, qui est la société de courtage européenne du groupe Crédit Agricole.

    Cette interview est intéressante car elle permet de bien prendre la mesure du cynisme absolu :

    • des « marchés », de l’oligarchie financière et de la « construction européenne » qui en est le bras armé,
    • mais aussi de toute la gauche européiste française,
    • et aussi de la trahison générale des dirigeants politiques français, UMP, PS, VERTS et y compris Mme Le Pen qui refuse désormais de proposer de sortir de l’euro."

    La suite
    http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/les-marches-attendent-de-francois-hollande-quil-trompe-le-peuple

    A quand un entretien d’Asselineau par Fakir ?

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  • Le 12 mai 2012 à 18:02, par PENINON Isabelle En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Le monde est pris en otage par les financiers et ça le fait marrer le N.D. ! Il n’y a rien à faire... résignons-nous... les marchés vont faire plier Hollande... Il le sait, donc il vous ment... C’EST UN BEAU DISCOURS DE LIBERAL QUI A SON CDI BIEN ASSURE ET QUI VIENT ENTRETENIR LA PEUR DE L’AVENIR !
    J’aimerais savoir si, par fair play on va dire, FAKIR a envoyé les prédictions de ce monsieur à François Hollande ?
    Je vous rappelle juste que sans lui, nous serions toujours sous l’ère Sarkozy, et que ce ne serait pas convenable de lui « tirer dans le dos »...

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  • Le 13 mai 2012 à 12:20, par LF En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Pour ceux qui doutent ou n’ont pas de mémoire :

    Bérégovoy : père de la libéralisation des mouvements de capitaux (entre autres)

    Jospin : champion toutes catégories des privatisations sur 30 ans !

    Rocard : (censure)

    Sapin : inventeur de la GVT (les promotions des fonctionnaires payées par les non-promus !)

    Etc... etc... Outre les bons livres de Pinçon-Charlot, lire aussi Aromac ou Mosaïque des rats ou encore Les capitalistes.

    Et Mitterrand ?

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  • Le 25 mai 2012 à 11:58, par ToOmS En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Moi, c’est l’expression « réformes » que j’aime bien. On parle « d’expliquer au peuple » (en fait l’éduquer) qu’il doit se faire à l’idée qu’il ne puisse pas y avoir de travail pour tous et toute la vie pour que « le monde » puisse tourner... Quand on a compris qu’il s’agit en fait de LEUR monde, on sait ce qui reste à faire pour trouver une alternative !

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  • Le 14 août 2012 à 10:55, par Manu En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Révoltant, leur seule peur la révolution.
    Si c’est la seule façon de faire plier ces saligauds.
    Quitte à tout perdre autant perdre pour une bonne cause et non pour dieu le fric.

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  • Le 3 octobre 2012 à 15:11, par claire En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    A diffuser et rediffuser !!
    C’est le moment de faire le point : un nouveau RV est-il prévu avec ce Monsieur (cf fin de l’interview...) ?

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  • Le 16 décembre 2012 à 16:04, par Bogliolo En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Bonjour,
    Une seule question :
    L’AVEZ VOUS REVU EN SEPTEMBRE ?

    Cordialement et bien sur ne lâchez rien. ;o)

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  • Le 28 janvier 2013 à 10:38, par Véronique En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    28/01/2013
    3 syndicats non représentatifs de l’ensemble des salariés ont donné leur accord ......le texte portant sur la flexibilisation du CDI est passé ........

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  • Le 27 février 2013 à 23:54, par M.K En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    Je voudrais juste savoir pourquoi vouloir supprimer le CDI ?

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  • Le 22 avril 2013 à 10:06, par Nelson En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

    La casse du Code du travail, c’est maintenant !

    « Fait rarissime, le gouvernement a utilisé la procédure dite du vote bloqué pour faire adopter par le Sénat, dans la nuit de samedi à dimanche, le projet de loi sur l’emploi » appelé Accord National Interprofessionnel (ANI) signé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et le patronat le 11 janvier dernier, et déjà adopté par les députés.

    La procédure du « vote bloqué » empêche le vote sur chaque amendement au profit d’un vote global en fin de débat.

    Flexibilité, mobilité, nouvelle procédure de licenciement... les salariés vont officiellement devenir une variable d’ajustement, et ce dans l’assourdissant silence des médias, trop occupés à monter en épingle le « mariage pour tous » ou l’attentat de Boston.

    Source : l’Humanité
    http://www.humanite.fr/social-eco/le-gouvernement-fait-passer-lani-en-force-au-senat-521746

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    • Le 8 septembre 2013 à 23:27, par Bible En réponse à : Le plan de bataille des marchés : entretien avec le stratège

      1 A vous maintenant, riches ! pleurez en poussant des cris à cause des malheurs qui vont venir sur vous.
      2 Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont devenus la proie des vers.
      3 Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé un trésor dans les derniers jours !
      4 Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur des armées.
      5 Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, et vous avez rassasié vos cœurs au jour du carnage.
      6 Vous avez condamné, vous avez tué le juste ; il ne vous résiste pas.
      7 Prenez donc patience, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, en prenant patience à son sujet, jusqu’à ce qu’il ait reçu la pluie de l’automne et celle du printemps.
      8 Vous aussi, prenez patience, et affermissez vos cœurs ; car l’avènement du Seigneur est proche.
      9 Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le Juge se tient à la porte

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