En vert et contre tous (4)

par Sylvain Laporte 04/05/2015

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L’ex-ferme des animaux

Les ours préféraient l’URSS. Si si, c’est une étude publiée par la très sérieuse revue scientifique Conservation Biology qui l’affirme. Selon elle, les grands mammifères – en plus des hommes – qui peuplaient l’ex-Union soviétique ont aussi payé le coût de l’effondrement du bloc de l’Est en 1991. « Nous avons démontré qu’il y avait eu un déclin simultané des sangliers, des ours bruns et des élans dans la plupart des régions de Russie au début des années 1990, juste après l’effondrement de l’Union soviétique », explique la chercheuse américaine Eugenia Bragina à la BBC. Chez les sangliers, par exemple, «  l’explication est sûrement la perte de cultures dans lesquelles ils fourrageaient, car les garde-chasses ont cessé de les entretenir. » Et la chercheuse de conclure : « Lorsque la pauvreté augmente rapidement comme ce fut le cas en Russie dans les années 1990, il n’y a plus de ressources pour gérer l’environnement. »

Garantie sur facture

« J’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50 % à l’horizon 2025. » C’était la 41e proposition de François Hollande pour la France, en 2012. Alors qu’annonce sa ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans un entretien à l’Usine Nouvelle le 13 janvier dernier, pour sa « transition écologique » ? La fermeture de réacteurs ? Un grand projet de réduction de la consommation énergétique ? De rénovation des logements ? Nenni ! Plutôt « la construction d’une nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées. » Bruno Chevet, le président de l’Autorité de sûreté du nucléaire, s’en félicite : « Du point de vue de la sûreté, de nouveaux réacteurs sont toujours préférables à une prolongation des réacteurs existants. » Une vraie politique écolo, apparemment.

Hépatite C-curisée

Gilead est une (grosse) entreprise pharmaceutique mais philanthropique. Elle prévoit de « casser les prix » de son révolutionnaire médicament contre l’hépatite C, le Sovaldi, dans les pays « en développement ». Mais en France, le traitement revient à 41 000 euros (hors taxe, 100 % remboursé), 70 000 $ aux Etats-Unis, alors forcément, la société voudrait éviter le détournement de ses produits…
Aux soignés du Sud seront donc demandés des « preuves de l’identité, de la citoyenneté et du lieu de résidence », un engagement « par écrit à retourner, en personne ou par courrier, le flacon vide avant de pouvoir obtenir le suivant », avec une appli’ sur smartphone pour ficher tout ça (Le Monde, 22/1/2015). Et Médecins sans frontière s’offusque du fichage : « Gilead pourrait avoir accès aux ordonnances et à d’autres documents médicaux, qui pourraient inclure un diagnostic sur la santé mentale, le statut à l’égard du VIH, des antécédents d’usage de drogues et autres informations sensibles. »

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