Tchio Fakir : « Macron, Robin des bois à l’envers ! »

par L’équipe de Fakir 29/08/2017

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ll prend aux pauvres pour donner aux riches.
Il renforce les forts, il affaiblit les faibles.
Pour les modestes : baisse des retraites via la CSG, baisse des APL pour les locataires, suppression de contrats aidés, moins d’indemnités pour les licenciés.
Et, à l’inverse, fin de l’impôt sur la fortune pour les actionnaires !
Voilà la « modernité » de notre Président...

« Des réductions d’impôts pour les riches. »
Voilà comment Édouard Philippe, Premier ministre, résume sa politique fiscale. Mais pas devant les Français : en Angleterre, en se confiant au Financial Times.
Et le journal de la City poursuit : « Quand nous lui suggérons que le projet du gouvernement pour un marché du travail plus flexible, ses baisses d’impôts pour les entreprises, et son insistance sur la réduction des déficits sont toutes de droite, M. Philippe éclate de rire : ‘‘Oui, à quoi vous attendiez-vous ?’’ »

L’OBSESSION DE MACRON
Tout pour « ceux qui réussissent », et rien « pour ceux qui ne sont rien ». Voilà la ligne Macron.
Son ancien collègue à l’Élysée, Aquilino Morelle, se souvient de lui au temps de Hollande : « Il évoquait à tout bout de champ la “nécessaire réforme des prud’hommes”. Se faisant le fidèle porte-parole des chefs d’entreprise, toutes les occasions étaient bonnes pour proposer cette mesure. Alors je me moquais de lui sur l’air de “Tu vas encore nous fourguer ton machin…” »

C’est l’obsession de Macron, depuis des années : « la rigidité du travail », à flexibiliser, moderniser, adapter sans cesse. Mais il y a une autre « rigidité » que jamais il n’évoque : celle de la finance.
Depuis les années 1980, la part des dividendes a triplé en France. De cet accaparement, il ne dit rien. Cette situation lui convient très bien (voir page 3).

GUERRE DES CLASSES
Alors première fortune mondiale, Warren Buffett déclarait :
« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter. »
Emmanuel Macron n’avance pas avec pareille franchise. Au contraire, il a de la « bienveillance », de la « souplesse », du « dialogue » plein la bouche. Mais avec, pour les salariés, le travail du dimanche « libéré », le travail de nuit idem, les contrats de projet, la fin des Comités d’Hygiène, et, pour les actionnaires, la suppression de l’impôt sur la fortune, la baisse de l’impôt sur les sociétés, l’augmentation du Crédit d’impôt compétitivité emploi, notre président mène bel et bien une guerre des classes.

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Tchio Fakir Spécial Loi Travil

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