Nuit Debout : l’étape d’après ?

par L’équipe de Fakir 17/04/2016

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La place de la République est remplie, et des Nuit debout ont essaimé en Province, et même à l’étranger. Très bien, la première étape est remplie.
Mais doit-on s’en contenter ?

Les Nuits Debout sont une belle réussite, largement couverte par la presse. Mais attention à ne pas se trouver si beaux en ce miroir médiatique. Attention à ne pas s’applaudir sur le chemin parcouru, sans voir tout celui qu’il nous reste à faire. Attention à ne pas croire que la « grève générale », voire la « révolution » vont advenir, parce qu’on les évoque de manière incantatoire dans les AG. Attention à ne pas s’aveugler sur l’océan de résignation, encore, dont est fait la France, parce qu’on a bâti notre mini-îlot de révolte.
Ces risques, nous ne les énumérons pas pour décourager, mais au contraire : pour les surmonter. Nous avons les ressources, l’énergie, la volonté, pour donner une nouvelle impulsion, pour aller plus loin. Mais vers où, justement ?

On se retrouve mercredi 20 avril à 19h à la Bourse du Travail, rue du Château d’Eau, à Paris ! Avec plein de monde et en fanfare.

Lien de l’événement : c’est par là !

Nuit Debout : l’étape d’après ?

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Vos commentaires

  • Le 18 avril 2016 à 16:33, par Musée de l’Europe & de l’Afrique En réponse à : Nuit Debout : l’étape d’après ?

    @Éric GIBAULT

    Catalyseur, pas « fédérateur » pour ce que j’en ai compris.

    Car l’énergie vient de l’exaspération du pays tout entier. Dans le contexte d’un pouvoir à bout de souffle qui ne maitrise pas les nouvelles formes de fabrication du consentement (à la différence de nos prochains maîtres spécialisés dans le community management) beaucoup de pouvoirs tentent de capter la vague.

    Il peut y avoir différentes réactions chimiques... D’un début de retour vers la socialisation et la réappropriation de notre travail. A la captation totale de la plus-value par uberisation sous couvert d’illusionnisme numérique et de démocratie liquide versus droit du travail et sécurité sociale (donc coalition des travailleurs de toute nature). Ca dépend si l’idéologie triomphe sur le matérialisme auprès du plus grand nombre.

  • Le 18 avril 2016 à 15:50, par Musée de l’Europe & de l’Afrique En réponse à : Nuit Debout : l’étape d’après ?

    Nuit Debout est avant tout un média, bien plus qu’une mobilisation. C’est un média composite : beaucoup les médias mainstream en pamoison (comme le Hollandisme est mort, changement de cheval et pour lesquels on se formate), les sites « officiels » monopolisés par quelques « internationalistes » qui placent leurs billes à l’international et ne diffusent aucune info ni contenus à part à des appels à des « convergences » mondiales alors qu’il n’y a pas de convergences locales ou nationale (ou les habituelles). Ce média Nuit Debout fait écran à la lutte contre la loi El Khomri (et donc marginalise les questions centrales du travail et de la sécurité sociale - secondaires, prétextes...). Les contenus « fakiriens » n’y circulent pas. Il faut donc Occupy ce média et en faire un média au service des luttes et de l’éducation populaire. Dresser la liste des boites en lutte et autres luttes locales que chacun puisse contribuer à les soutenir, par les médias sociaux, et leur donner une importance nationale pour « leur faire peur » : partout (à Washington ils n’ont pas peur et ne sont pas près d’avoir peur). Car tout est dans tout et partout. Les luttes sont des luttes. Or elles sont transformées en abstractions, purs symboles dont on se pare pour accumuler du capital politique qui prépare le remplacement des vieux déconnectés par des déjà vieux connectés qui finiront le job (comme Tsipras : c’est sur ce genre de scènes qu’il est apparu).

    Le Concierge

  • Le 18 avril 2016 à 11:03, par Éric GIBAULT En réponse à : Nuit Debout : l’étape d’après ?

    C’est curieux vous proposez depuis le début d’être un moteur pour fédérer la contestation et quand on lève le capot on trouve rien. Alors que j’étais prêt à rejoindre l’équipe Fakir pour promouvoir le film et participer à la diffusion du journal, rien, silence total, pire vous supprimer tous les commentaires que je rédige en réaction à vos articles. En fait vous avez juste oublié de livrer le mode d’emploi de la révolte que vous appelez à moins que ce soit un leurre.

  • Le 17 avril 2016 à 22:01, par Chambon En réponse à : Nuit Debout : l’étape d’après ?

    Bonjour,
    Pour rentrer dans le sujet directement et répondre à l’une de vos interrogations :
    Vous (mr Ruffin) souhaitez pouvoir faire la jonction entre les classes populaires et « les bobos de nuit debout » comme vous l’avez souligné à plusieurs reprises, n’est ce pas ?
    Pourtant lors de votre intervention à l’émission onpc vous n’avez pas évoqué l’éducation (il me semble)
    Ne pensez-vous pas que la réponse est là ?
    Merci pour votre réponse

    cordialement,

  • Le 17 avril 2016 à 20:03, par Dominique Couturier En réponse à : Nuit Debout : l’étape d’après ?

    (je triche pour mes 2660 caractères...)

    Tout ça pourrait se résumer en quelques mots : « Le temps presse, par rapport aux dommages causés à la biosphère » et « Il ne faudrait pas louper, à cause d’une exigence démesurée de »pureté« et »idéalisme", une occasion de bousculer les institutions, de les refonder... mais peut-être que je me gourre.
    Tout ce que je sais, c’est que depuis les années 80 mon conjoint et moi avons pris conscience de tendances dangereuses qui sont en train d’avoir des effets délétères.
    Je suis passée par la case « Verts » de 2002 à 2011, mais en tant que lectrice d’Hervé Kempf, mon côté « pastèque » a fini par me faire conclure, comme Martine Billard, qu’il fallait beaucoup plus qu’émettre des voeux pieux et donc repenser le système politique et « économique ». Un « plan B » ça me plairait bien. Ou « C »...

    Le film « Demain » est bien sympa, mais... tout ce qu’on voit dedans nous le pratiquons déjà, et sommes une minorité. Si les actes individuels sont importants, tout le blabla sur les démarches personnelles est quand même une excuse des « dirigeants » pour ne rien faire, ou pour faire l’inverse, déconstruire de ce que l’écolo de base construit. Ils font de gros trous et on s’épuise à mettre des rustines à leurs conneries.

    Voilà c’est tout pour le moment.

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