Vivisection : vers l’objection de conscience

par Anonyme 01/11/1999

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Je veux pas y assister, moi, aux TP !

La semaine dernière, par exemple, ils ont mis un rat sur une plaque chauffante. Première observation : la bête cherche à s’échapper. C’est donc qu’elle souffre. Étonnant, non ? Ensuite, on lui injecte des antalgiques. Elle réagit moins vite. Passionnant. Enfin, encore une bonne dose de produit et elle s’installe tranquillement le cul sur le gaz, grillant avec sérénité et empestant le méchoui. Alors là, chacun prend des notes et rédige son petit compte-rendu. En gros : « lorsqu’on brûle ce mammifère, il souffre. Si on le gave d’aspirines, ses nerfs répondent plus lentement. »
Le genre de truc que personne aurait deviné tout seul...

Le lapin aussi, c’est amusant. On l’endort. On le crucifie, un marteau quatre clous. On lui ouvre le ventre au scalpel, pour lui trifouiller les intestins. Et là, au beau milieu de notre savant charcutage, voilà que Bugs Bunny se réveille. Il se met à brailler quand il voit le carnage. Forcément, pour lui, c’est pas une bonne nouvelle. Le Progrès et la Science, à l’instant présent, il a l’air de n’y accorder qu’une importance très moyenne, lui.

J’aimerais vivre dans une fac’ où nous ne ferions pas ça.

C’est possible : seul 1% des futurs pharmaciens deviendront chercheurs. En plus, à notre niveau, nous ne recherchons rien : répétition d’expériences menées mille fois par an. Souffrance inutile. Gâchis d’êtres vivants.

En quoi consiste notre mission, à nous, pharmaciens et médecins ? A soulager le mal d’autrui. Quelle inquiétude, donc, lorsqu’on voit des étudiants infliger ces souffrances sans le moindre doute ni le moindre remords, en s’amusant parfois. Et pour les autres, faut la boucler, accepter, ou alors ton diplôme tu peux courir après.

Tout est bien qui finit bien ? Peut-être, car quelques TP sont désormais simulés sur ordinateur. Espérons que le mouvement s’accélère...

Témoignage anonyme.

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Vos commentaires

  • Le 24 mai 2011 à 11:39, par Eileen En réponse à : Vivisection : vers l’objection de conscience

    Comment peut on être cruel au point d’infliger de telles souffrance à un être vivant ? Quel intérêt, qu’apprend on en crucifiant un pauvre animal ? Ce n’est plus de la science, c’est de la barbarie, et gratuite qui plus est. La méchanceté existe réellement chez l’humain, alors qu’elle n’existe pas chez l’animal. Si c’est l’intelligence qui nous donne toutes ces idées, plus perverses les unes que les autres, alors j’aurais préféré rester con comme un manche. J’ai honte de faire partie de l’espèce humaine. Nous ne sommes qu’un maillon de la chaine du grand tout, nous n’avons pas le droit de nous ériger en maitre tout puissant de la terre. Honte à ceux qui massacrent, torturent et asservissent les plus faibles qu’eux !!!!

  • Le 24 mai 2011 à 11:20, par siccardi En réponse à : Vivisection : vers l’objection de conscience

    Science moderne dites vous ? Cela fait des années que nous cherchons à supprimer toutes ces expériences inutiles et barbares.
    Nous avons besoin de plus de témoignages et de photos pour dénoncer l’absurdité de ces études.
    Prenez des photos, publiez les, prenez contact avec une associations anti-vivisection de votre région....
    Aidez nous à sauver des vies...
    Et merci pour ce courageux coup de gueule !!

  • Le 24 mai 2011 à 10:48, par André En réponse à : Vivisection : vers l’objection de conscience

    Malheureusement, cela traduit bien ce qui se passe non seulement dans les facs, mais aussi dans les laboratoires de recherches.

  • Le 24 mai 2011 à 09:24, par Tom En réponse à : Vivisection : vers l’objection de conscience

    Excellent témoignage.
    Vous devriez l’envoyer à des associations de défense animale, qui seules sont susceptibles de venir faire le piquet devant votre fac pour dénoncer ces pratiques honteuses sans que cela risque de compromettre vos chances de diplôme. Où êtes vous en France ?
    Si on veut que « le mouvement s’accélère » comme vous dites, il faut agir tout de suite, je suis prêt à trouver les personnes ou l’association qui s’en chargera.
    Amicalement
    Tom

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