Merci patron ! Notre boîte déborde…

par François Ruffin, L’équipe de Fakir 20/11/2015

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Nos lecteurs sont les meilleurs ! Et ils ne perdent pas de temps. Dès qu’ils ont vu qu’on avait besoin d’un petit coup de main pour finir notre film, la boîte aux lettres s’est mise à déborder.

"Ce matin, ma fille de quatre ans a ouvert la boîte à lettres de Fakir (ma petite famille squatte temporairement au local). Un amas d’enveloppes est tombé sur ses pieds, a recouvert le carrelage, et Ambre s’est mise à sautiller : « Mais c’est fou ! Mais c’est fou ! »

Mon fils de sept ans a posé le tas sur la table : « Une… deux… trois… vingt-quatre… trente-sept… cinquante-trois… soixante-huit ! Record battu, papa, soixante-huit ! ». Jojo a ouvert quelques courriers au hasard : « Oh papa, il a crié, regarde le grand chèque que j’ai trouvé ! » (parce qu’il croit que le montant adressé est proportionnel à la taille du chèque).

Je n’ai pas sautillé.
Je n’ai rien crié.
Mais moi aussi je pensais : « C’est fou ! Mais c’est fou ! »
C’est pas l’argent qui me touche, ici (Françoise, notre comptable, fera les comptes plus tard). Mais ces lettres, c’est la manifestation concrète, visible, que vous nous soutenez, que vous êtes là à nos côtés, que vous nous aimez au moins un peu. Et qu’est-ce qu’on recherche sinon de l’amour, au fond ? Surtout quand on se sent seuls, parfois, paumés dans notre Picardie…"

Ah, vous pouvez être fiers de vous ! Vous lui avez fait chaud au cœur au patron. Pour une fois, on a pu éviter sa petite séance de câlinothérapie quotidienne.

Les petites mains fakiriennes, elles, les ingrates, vous remercient un peu moins. Surtout Magalie. Plein son bureau elle en avait. Des heures de travail en prévision, à trier, compter, noter, reporter dans ses tableaux qui doit recevoir quoi etc.

D’ailleurs, dans un accès de rage, elle a failli tout jeter. En fait, elle l’a fait ! Direct à la poubelle, vos chèques, vos encouragements, vos mots d’amour.

On a tenté de la raisonner : " Magalie, pense au film, faut le finir. Y a l’étalonnage, le mixage, faut payer les archives... Et puis les gens attendent.
- Ouais bah c’est pas vous qu’allez tout trier !"

Vous imaginez, quand même, soixante-huit courriers hier.
Plus d’une centaine aujourd’hui.
Et tout ça, alors qu’on n’a même pas encore lancé notre campagne Ulule…

C’est plus vrai que jamais :

Sans vous, on ne peut rien. Et grâce à vous, Merci patron ! sortira (le 24 février) sur les écrans.

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Messages

  • je vous aime les Fakir, bande de oufs !

  • Salut Fakir
    Est ce que, en plus de la campgne de financement papier, vous comptez lancer un crowdfunding électronique, genre avec un petit trailer du fillm, histoire qu’on partage ça sur les reseaux ?
    Merci.

  • Salut Fakir,

    Comment peut-on pré-acheter le DVD Merci Patron !

    Merci

    • Salut,

      On va rapidement mettre en place les outils web pour tout ça, on vous tiendra au courant sur le site (et les réseaux sociaux).

      Fakirement.

  • Bonjour et bravo pour votre boulot
    Vous avez encore besoin de sous ou non pour ce film ?
    J’ai l’impression que je me réveille un peu tard, non ?
    Amicalement
    manu

  • Question con mais si on veut continuer à vous noyer sous les chèques, on met quoi comme ordre, juste Fakir ? Entre la SàRL et le Comité Fakirien du Cinéma je finis par avoir un doute...

  • Eh bien !

    Rien qu’à lire l’article dans l’âge de faire, nous avions envie de le voir ce film.

    Je n’aime pas communiquer sur un événement que je n’ai pas vu, mais j’ai vraiment envie de le faire. Heureux habitants des villes où votre film va être présenté en avant première.
    A quand pour nous, pauvres parisiens éloignés de toute culture...

    Pierre

  • Merci François, Merci
    que du bonheur.
    A Rennes, en sortant avec mon mari, on avait envie de vous embrasser mais on n’a pas osé, trop de monde autour de vous cher François.
    C’est ça qu’il faut dire : la réalité de la vie des gens
    mais aussi le ridicule des gros patrons
    et surtout leur minabilité (et leur fragilité en réalité !!)
    bises
    Brigitte

  • Bonjour à l’équipe de Fakir
    Nous venons de voir votre film, et je dois avouer avoir eu une petite larme de tristesse et de compassion pour cette famille mais aussi une larme de joie. J’admire votre courage, et je me dis qu’il y a un peu espoir dans ce monde qui nous appartient aussi. Encore bravo, et recevez toute mon admiration.
    Patrick