Depuis des décennies, l’entreprise Ecopla fabrique des plats en aluminium à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère). Mais, pillée d’abord par un fonds d’investissement, par une banque d’affaires, enfin par un actionnaire sino-australien, Ecopla a été liquidée en février dernier. Ce pillage, jusqu’à la faillite, s’est effectué avec la passivité des pouvoirs publics, malgré de multiples alertes lancées par les salariés. A tel point que l’ancien ministre de l’Economie M. Emmanuel Macron a reconnu devant les caméras ses « erreurs » dans ce dossier. Mais la passivité se poursuit aujourd’hui, avec un ministère de l’Economie qui, à la fois, reconnaît la reprise en Scop comme étant « la meilleure solution », et en même temps déclare qu’il « ne peut rien faire ».
Les salariés, eux, ne sont pas restés passifs.

On a fait un film sans barrière culturelle à l’intérieur, mais les barrières sociales à l’extérieur demeurent.

Jusqu’ici, on a toujours compté sur vous, et on ne s’est pas trompés.
Pour financer le film sur le fil.
Pour rechercher des salles de ciné.

Et à nouveau :
Pour faire franchir à Merci patron ! ces barrières, pour lui offrir un ancrage plus populaire, pour amener les copains cousins collègues par la main, il n’y aura que vous.
Ou personne d’autre.

Il faut critiquer la loi El Khomri pour ce qu’elle ne fait pas : limiter le pouvoir des actionnaires, les dividendes qu’ils reçoivent, les délocalisations vers les pays à bas coût…Retour ligne automatique
« Mon adversaire, c’est la finance », déclarait François Hollande durant sa campagne. Mais capitulant devant cet « adversaire », renonçant à réformer l’ordre macroéconomique, le gouvernement en est réduit à du bricolage contre les salariés

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