Europe 1 : dix minutes conquises par vous

par L’équipe de Fakir 21/02/2016

Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Europe 1 fait volte-face et François Ruffin sera invité chez Jean-Michel Apathie ce mercredi à 12 h 45. Cela durera 10 minutes. 10 minutes de vérité.

Cher tous,

Je serai donc l’invité de Europe 1 ce mercredi à 12 h 45 chez Jean-Michel Apathie. Je l’ai appris en plein week-end, ce samedi soir. C’est dire si, pour la radio de Lagardère, il s’agissait d’éteindre en toute urgence l’incendie que vous aviez allumé sur les facebook et twitter.

Ce face-à-face durera dix minutes. Dix minutes seulement. Mais il faut en dire la valeur : ces dix minutes d’antenne ne sont pas accordées, mais conquises. Conquises par vous, par des milliers, des dizaines de milliers d’entre vous. Et ça donne un tout autre sens à mon passage dans leur studio.

Derrière leur micro, je ne me sentirai pas seul, mais fort de votre force. Je ne viendrai pas en réalisateur qui fait la promo de Merci patron !, mais comme porte-parole de votre collectif informel, bordélique et divers. Je ferai de mon mieux pour en faire dix minutes de vérité. Dix minutes seulement, mais dix minutes quand même (la foire aux idées est ouverte ici).
Ce mercredi à 12 h 45, sur Europe 1, nous essayerons quelque chose.
Ça ne marchera peut-être pas, mais nous aurons essayé.
(On vous invite à un petit pique-nique chips/bière/paté picard devant le siège d’Europe 1, rue François Ier, ce mercredi midi).

Il faut tirer une leçon, et une leçon optimiste, de cette petite séquence :
La preuve est donnée, à nouveau, que les petits réseaux font les grandes rivières.

Ou comme on le répète à Fakir :

Sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut beaucoup.
Et c’est pour ça qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner !

Nous ne sommes pas des victimes, mais des conquérants.
Je vous remercie chaleureusement.

François Ruffin, réalisateur de Merci Patron !
et red’chef de Fakir.
Rappel de nos prochains rendez-vous :
* Ce mardi 23 février à partir de 19 heures, à la Bourse du Travail à Paris, « Leur faire peur, mais comment ? », avec des camarades de Air France, Goodyear, Notre-Dame-des-Landes, etc. Retransmis en direct sur le site de fakir : www.fakirpresse.info
* Le samedi 12 mars, à Amiens, « Le Réveil des betteraves », devant le tribunal qui a condamné les Goodyear, les Contis, la Confédération paysanne.
* Et quand même, ce mercredi 24 février, dans les salles de ciné, avec la sortie de Merci patron !

Écrire un commentaire

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Vos commentaires

  • Le 27 février à 21:12, par Brûlé michel En réponse à : Europe 1 : dix minutes conquises par vous

    Même si la vérité de la prise du groupe Boussac est loin de la vérité du film B A reste un très bon capitaine de groupe
    Pour ses débuts il y a beaucoup à dire et peu connaissent la vérité qui surprendrait .....mm si il......il a su s entourer et c la une prévention de bon manager

  • Le 27 février à 21:08, par Brûlé michel En réponse à : Europe 1 : dix minutes conquises par vous

    Vous n avez pas la vérité sur l arrivée de B Arnaud dans le groupe Boussac
    L histoire débute au Bon Marché ou le groupe Willot disons Jean Pierre avait son bureau et où B A venait.....la vérité s est écrite la de vous ne racontez pas les négociations deal hasard...peu connaissent la véritable histoire....étant présent je la connais

  • Le 23 février à 16:15, par Pakete En réponse à : Europe 1 : dix minutes conquises par vous

    Moi non plus je ne veux pas défendre Monsieur Arnault, mais quel héros, quel sens du partage, quel courage devant des aigris tels que Monsieur Ruffin !

    Et sinon, on vous paie combien pour passer la brosse à reliure à un pôv’patron comme Arnault ou Bettencourt ?

    Ca fera un emploi de créer à leur actif, en effet. A moins que vous travailliez déjà pour LVMH, hum ?

    Au fait, ni Bettencourt, ni Arnault n’ont le moindre mérite : ce sont des héritiers d’affaires, et ils n’ont pas la moindre idée que ce qu’est de créer.

    Ce film est salutaire, ne serait-ce que parce qu’il démontre que ces gens-là, une fois descendu de leur trône en carton, ne sont rien, et que les combattre est d’une facilité déconcertante. Démontrant, par la même, que mettre en place d’autres politiques n’est qu’une question de volonté.

    Que cela fasse rager les soumis, ça...

  • Le 23 février à 11:47, par Coudray Pierre En réponse à : Europe 1 : dix minutes conquises par vous

    Monsieur Ruffin, permettez-moi de vous dire que vous êtes un triste sire. Je ne défend pas M. Bernard Arnault, je réprouve vos méthodes. Un marché reste un marché. Vous n’avez même pas le respect de votre parole : ’’ indemnisation financière et un emploi contre le silence ’’. Et piéger un patron, pour vous, ce n’est pas le faire payer...... Mais c’est ne pas respecter le marché en diffusant dans les médias ce que VOUS VOUS étiez engagé à garder secret.... Quel tristesse mon pauvre Monsieur. J’espère que Monsieur Bernard Arnault vous traînera en Justice.
    Un journaliste n’est-il pas tenu d’informer ?
    Vous seriez peut-être bien inspiré de retracer dans le menu, la carrière de M. Arnault depuis qu’il a démarré son entreprise. Mais ça, ce serait trop difficile pour vous, la déontologie vous ayant depuis longtemps abandonné.... si vous en avez eu un jour ?
    Monsieur Arnault a aussi sauvé des emplois, il a créé énormément d’emplois, de grands nombre d’emplois.
    Je ne suis un français qui a des enfants plus âgés que vous. Qui ont un autre respect d’eux-mêmes et des autres, que vous semblez en avoir. J’ai été pendant mes 42 ans de ’’cotisant’’ 50/50 employé et patron-créateur..... Et vos raccourcis, vos méthodes, votre ’’monsieurjesaistout’’ est puant et d’une autre époque. Je suis heureux pour çe couple de chômeurs qui a pu régler, en partie, ses problèmes. Mais je suis triste pour eux qu’ils aient pus se faire piéger de la sorte par un individu sans foi ni loi : VOUS.
    Voyez-vous Monsieur, en 1967-1968, j’ai eu l’occasion de rencontrer Madame Bettancourt à plusieurs reprises. Je peux témoigner de ce que cette femme ’’rayonnait’’ de simplicité, alors quelle était déjà la grande patronne de l’Oreal.
    Pourquoi des individus tels que vous, ne voyez-vous que le mal chez ces gens qui ont, quand même, créées des dizaines de milliers d’emplois ? On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. En son temps, j’ai moi aussi été ’’victime’’ du chômage. Moi aussi j’ai licencié ( peu mais c’est toujours trop )
    Monsieur, des gens comme vous je les méprise, car vous n’avez aucune éthique, aucune déontologie, aucun respect.
    Encore une fois, je ne défend pas M. Arnault mais votre façon malhonnête de ’’ piéger un Patron ’’
    Je ne vous salue pas

  • Le 22 février à 22:43, par Did En réponse à : Europe 1 : dix minutes conquises par vous

    Ouais, bon, voila, nous, on va être saisis là à brouter des monster Munch pendant que toi tu vas goinfrer tous les toasts ! T’es pas patron pour rien !

    Alors... alors, je ne peux plus me retenir, c’est trop dur, trop difficile à garder en moi :« BRAVO ! ».

    J’ai bien vu, lors de notre petit aparté, à Grenoble, avec mes lunettes rectangles et mon bonnet rond que se cachait en toi cet homme, si humble, si clair, si tronc...
    Comment un gars comme toi peut-il tendre un verre de vin rouge à un parfait inconnu sans qu’il n’arrière-pense, allez, au pif ... !

    Je revois ton oeil humide, ta truffe rayonnante, te questionnant en ton Fort Boyard intérieur :« Va t il aimer ce film ? Lui ce spectateur, qui a renoncé à tant de choses, pour venir à ma rencontre, et qui me dit qu’il a vu toutes mes interventions sur youtube, même celle en 3D dans »Têtu" ?

    Cet homme, avec ses questions pas simples qui me demande pourquoi tous les politiques qui voisinent mes idées n’arrivent pas à s’entendre, (tu m’écoutes ?), des déçus de la gauche qui restent persuadés que Canal Carpien est une chaîne du câble, des communistes qui croient que Bolchoï est une marque de champagne, les désaxés dans le rouge, les frères de sons...

    Car enfin, qui est-il ? Il m’attrape au sortir de la séance grenobloise de « Merci Patron ! » pour me dire que je suis un poète...
    " Moi le Ruffin qui sans façon
    ...ai tendu un gob’let de vin...
    Ce n’était rien, qu’un peu de pif,
    De c’ui qui vient vous mett’e la gifle,
    Et dans mon coeur, il brûle encore
    A la ma-niè-reu d’un RUFFIN...

    Tu es un poète Franchois, une âme noble, un vivant parmi les « sûrs », un tonique parmi les truands, avec tes jean’s, un luth à toi tout seul, une lutte. Tu es un homme remarquable, au sens plein du terme, quelqu’un d’extra-ordinaire, qui sort de l’ordinaire... Enfin, on sait pas très bien d’où tu sors en fait, mais bon, on va pas faire les angles non plus. En plus, je suis nul en dissection de toute manière.

    Je regrette que nous n’ayions pas eu plus de temps pour parler. Autour d’un deuxième verre de vin, d’une planche de pain garnie de cochonnailles, de la tartine maousse. Je t’aurais félicité sur ton discours clairvoyant, tu m’aurais complimenté sur mes efforts à maintenir mon physique si ingrat, et nous aurions écrit les première paroles du champs des Ruffinois :
    "Il est temps,
    Je le dis,
    Cama-ra-de,
    De fermer notre coeur au silence,
    De sortir bâtir des ba-rica-des,
    Empoigna-des,
    Pas de danse...

    Ouais, un grand bonzomme, ce Ruffin, avec sa coupe de cheveu dru comme un « i », sa gouaille et sa chaleur...

    Je continuerai de lire ton journal, je continuerai de te soutenir, comme je le pourrai...

    Je retourne à notre monde, où je continuerai tout autant à jeter quelques poignées de sable dans leurs belles machineries, à répandre autour de moi à celles et ceux qui m’écoutent que le seul qui sait ce qui est bon pour lui est lui-même.

    J’ai bien aimé notre échange à Gre avant la séance. J’ai bien aimé les rires dans la salle exaltée. J’ai bien aimé ce que j’ai entendu des spectateurs sortant, qui parlaient de ton film avec un moral d’acier façon lamineur, chauffés à blanc, à faire pâlir les sidés des fourn’Hauts. Avec toi, il y a terril en la demeure.

    Enfin, pour conclure, (nan, passe-ke faut pas déconner), je t’ai regardé le bras tendu (on tend ce qu’on peut, choisis ton camp camarade ! à ta décharge, si je peux dire, tu étais en plein « road movie »), ton canard à la pogne, dans ce hall de ciné, bravant la foule, surfant sur les vagues de spectateurs qui sortaient des salles, criant à qui mieux mieux, ton propos clairvoyant " Allons allons M’sieurs Dames, 3 FAKIR pour 2 euros, 6 pour 30 !

    Si, peut-être, juste une question : c’est quoi, la marque du produit que tu as utilisé pour te teindre les cheveux dans le film ? Je dois prochainement repeindre Bretzel, mon berger allemand, ça rendrait service...

    Content d’avoir ta route croisée.

    Did

0 | 5 | 10