Une, deux, trois manifs. Et après ?

par L’équipe de Fakir 05/05/2009

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La crise est porteuse du pire – avec, évidemment, des fermetures de boîtes et une hausse du chômage. Mais elle peut également, l’histoire le démontre, apporter du mieux : la conquête de nouveaux droits et l’abolition des privilèges périmés. Alors, ici et maintenant, comment gagner ?

« Pendant la tempête, nous sommes tous sur le même bateau. » Ainsi, à la veille d’une manifestation, un député UMP admoneste-t-il les Français. Sous entendu : en pleine débâcle financière, ce n’est pas le moment de revendiquer. On doit se serrer les coudes. Il faut attendre que les beaux jours reviennent, etc.

Au nom de l’économie, on invite sans cesse à la soumission : par temps de « crise » – et le mot revient constamment depuis 30 ans – par temps de crise, il faut attendre le retour de la croissance. Et quand la croissance revient, il faut – dixit Nicolas Sarkozy –
« arracher un point supplémentaire », sans quoi « nous ne disposons pas des marges de manœuvre suffisantes ». Voilà l’arme contemporaine, car pseudo-scientifique, de la servitude.

Nos ancêtres, eux, ne s’en sont pas toujours laissés compter.
C’est une crise des finances royales qui a débouché, en 1789, sur la Révolution – et elle fut poussée en avant durant quatre ans malgré la fragilité économique du pays. En 1936, dans l’après crise de 1929, les ouvriers du Front Populaire n’ont pas attendu « le point de croissance supplémentaire » pour conquérir congés payés et semaine des 40 heures. En 1945, c’est dans une France exsangue que les forces de Libération imposent au patronat nationalisations, régimes de retraite et Sécurité Sociale.

Plus près de nous, dans le temps, en Guadeloupe, c’est en pleine « crise » que le LKP a obtenu 200€ d’augmentation pour les bas salaires – et bien d’autres choses.

Signe que la fatalité n’existe pas. Mais que l’histoire, et le présent, demeure ce que les hommes en font.

Alors, s’appuyant ces exemples, que faut-il pour que, à notre tour, nous tirions de la crise un mieux – et pas seulement le pire ? Et aussi, quels nouveaux droits veut-on conquérir ? Quels privilèges désire-t-on abolir ? Et enfin, plus concrètement, comment s’organiser pour que le grand rebond en avant commence à Amiens ?


(exclusivité édition électronique)

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Vos commentaires

  • Le 11 septembre 2011 à 10:25, par taratata En réponse à : Une, deux, trois manifs. Et après ?

    Le CNR a raté l’occasion de TOUT PRENDRE . Comme en 68 , la bourgeoisie flippait grave Je vois qu’aujourd’hui , ds cet article , vous saluez des miettes ( les 200 euros ) obtenues par le LKP ... vite repris d’ailleurs ....
    Il y a aujourd’hui des circonstances réunies pour un soulèvement mondial . Il faut réfléchir à ça .