Contre l’oligarchie, la finance, les médias : que faire ? (2)

par François Ruffin 15/02/2012 paru dans le Fakir n°(52) septembre - novembre 2011

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On le sait, désormais : qu’on leur laisse les mains libres, et pour maintenir leurs profits, ils iront jusqu’au bout. Jusqu’au désastre.
Comment on va s’y prendre, alors, pour leur retirer le pouvoir ?
Mon « Que faire ? » ressemblerait plutôt à « Que ne pas faire ? » Qui ne va pas vous brosser, chers lecteurs, dans le sens du consensus…

Cracher sur les syndicats

Voici un échange copié-collé – avec la syntaxe d’origine – depuis http://reelledemocratie.fr, le site des Indignés français :

User 7 : Les prochaines mesures d’austérité tomberont à la rentrée, il faudra tout faire pour s’organiser sans les syndicats
User 24 : les syndicats sont aux bottes de politiques !
User 110 : idem les syndicats ne feront rien par peur de ne plus gérer la situation cf l’an dernier en france, donc il n’y aura plus de manif grosse, et puis cela leur coute cher, ils gaspillent bref, c’est nous ensemble sans parti, ni syndic
User 15 : les syndicats sont corrompus OUVREZ LES YEUX.

Avec pareils enfantillages, le mouvement social ne se tire pas une balle dans le pied, mais se coupe carrément les deux bras. Parce que, faut pas déconner : qui, en France, est encore capable d’orchestrer une manif de masse ? Les syndicats. Grâce à quoi, l’an dernier, des millions de salariés ont protesté ensemble contre la réforme des retraites ? À l’intersyndicale. Quels secteurs se sont trouvés à la pointe de cette bataille, alignant les jours et les semaines de grève ? Les raffineries, les dockers, les cheminots, c’est-à-dire dans ces bastions où les syndiqués – particulièrement CGT – se recrutent en nombre, sur une ligne combative. Et quelles sont les villes qui, bien souvent, deviennent un point de résistance ? C’est là où, au Havre, à Marseille, à Albertville, sur la Zone industrielle d’Amiens, subsiste une Union Locale accrocheuse. Et si nous avons perdu, l’an dernier, c’est simplement que ces forces-là ont manqué.

Ca serait des vieux machins, malgré tout ? À ranger aux oubliettes de l’histoire ?
Mais qu’on les compare, alors, avec des initiatives « modernes », elles, ces « nouvelles formes de lutte » tant vantées. Imitant le « No Berlusconi Day », 55 blogueurs montent un « No Sarkozy Day », avec 388 000 membres sur Facebook, soutenus par Siné Hebdo, et visent un million de personnes dans les rues : on en comptera un millier à Paris, quelques dizaines à Lille, Strasbourg, Angoulême, etc. Le bide. Éric Cantona lançait, presque malgré lui, l’opération « Je vide mon compte.com », et là encore, 38 000 fans se rassemblaient sur Facebook, la planète finance devait trembler. Mais le 7 décembre 2010 venu, les banques n’enregistrèrent « aucune activité particulière », pas même à Albert (Somme) où résidait l’ancien attaquant (et égérie de L’Oréal-Bettencourt). Fiasco. Quant aux Indignés, importés d’Espagne, ils étaient « quelques dizaines » pour prendre la place de la Bastille, ce 14 juillet 2011. Autant de médias, heureusement, étaient présents.

Nous ne mépriserons pas ces sympathiques initiatives, menées par des gens sympathiques – et qui sèment des graines. Surtout, nous saluerons ces associations qui portent de longs combats, loin des feux de paille médiatiques : ATTAC pour la taxation des capitaux, Survie contre la Françafrique, Sortir du Nucléaire… M’enfin, quant aux luttes sociales, qu’on ne lâche pas la proie pour l’ombre : les syndicats sont là, comme un marteau, rouillé peut-être, mais toujours à portée de main. Qu’on s’en saisisse.

On peut – on doit, même – critiquer leur bureaucratie, pointer leurs ambiguïtés, dénoncer leurs ramollissements. Y a besoin, oui, d’apporter de l’air frais dans les « UD » (les Unions Départementales), d’ouvrir bien grand leurs fenêtres, de réveiller les permanents endormis, de déborder les ronds-de-cuir avec énergie. À Fakir, nous y avons consacré un dossier, et à l’occasion nous le ferons encore. Mais pas de l’extérieur, pas au cri de « À bas les vieilleries ! » Au contraire : pour préserver cet outil. Pour qu’il soit plus tranchant. Pour qu’il demeure un pilier du salariat – sans qui rien ne bougera.

Attention, prévenait Jean Jaurès il y a un siècle (mais cet avertissement ne nous semble guère daté), « il ne faut pas que les ouvriers laissent seulement à la grande propriété le bénéfice de la force de l’association » – car le Capital, lui, est organisé ! Et le tribun socialiste ajoutait : « Je ne crois pas qu’il nous suffise, en une sorte d’anarchisme moraliste, de susciter de conscience individuelle à conscience individuelle la fierté du juste et du vrai. Il faut forger encore, à l’usage du prolétariat, l’outil de gouvernement et de législation. Il se peut très bien que le premier outil sorti de la forge soit élémentaire et maladroit, souvent réfractaire à notre vouloir. En connaissez-vous, maintenant, un meilleur ? »

Cracher sur les partis

« Nous ne sommes pas partisans des partis politiques », déclare un Indignado de la Puerta del Sol. Et un manifestant espagnol de renchérir : « Nous ne voulons pas de partis. » C’est une chose de dresser ce constat : aucun parti ne nous représente. Et une autre d’en faire un principe, de transformer un fléau en fierté.
Car partout en Europe, c’est le drame de la période actuelle : avec des affrontements en Grèce, des manifestations en France, des occupations de places en Espagne, etc., le mouvement social s’exprime fortement. Mais, pour son malheur, il ne trouve aucun débouché politique. Et idem, au fond, il y a deux ans en Guadeloupe. Alors, au contraire de ces Indignés, oui, je veux un parti – un lieu où les masses mêlent leurs aspirations, une organisation forte qui effraie nos élites, la voix d’hommes pour porter la colère, l’incarner, la guider, et qu’elle se mue en espoir. Portant, en gros, « un socialisme à visage écolo ».

À l’avenir, oui, peut-être, que nous inventerons des « nouvelles formes de démocratie » (fédération, associations horizontales, communes libres, etc.). Mais dans la lutte présente, nous voulons un parti – même habité par les ambitions personnelles.
Qui garantit, au passage, que ces « nouvelles formes de démocratie » ne se verraient pas miner, et plus vite encore, par les ambitions personnelles ? Quelle institution, dans l’histoire, comptant des milliers d’humains, trop humains, en fut exempte ? La confrontation des idées et des intérêts ressemble rarement à l’univers enchanté de Oui-Oui.

Plus immédiatement, car il ne faut pas fuir cette actualité : nous aspirons à l’unité de la gauche de gauche, avec le NPA, avec les Alternatifs, avec les Objecteurs de Croissance, seule à même d’entraîner un élan populaire – et nous rêvons, pourquoi pas ?, sur une ligne de combat, à un mariage des rouges et des verts. Nous regardons donc avec sympathie l’expérience du Front de Gauche, malgré ses ambiguïtés. Nous espérons que cette force ne se noiera pas dans un opportunisme à courte vue – troquant des convictions contre des maroquins dans les ministères, contre un secrétariat d’État, contre un groupe parlementaire –, mais qu’elle se conservera intacte, grandissante, prête pour assurer la relève.

Après les urnes, la rue

Ni les congés payés, ni les 40 heures, ne figuraient dans le programme du Front Populaire. Et finalement, c’est par 563 voix contre une, à la quasi-unanimité, que les députés votent, au mois de juin 1936, les deux semaines de vacances.
Cette avancée, les ouvriers n’osaient qu’à peine l’imaginer, un mois plus tôt. Le patronat la combattait sourdement, et sans mal, depuis plusieurs décennies. La gauche ne l’avait pas inscrite à son ordre du jour… et voilà que même la droite l’accepte au Parlement ! Lorsque le peuple déborde comme un torrent, quelle rive lui résiste ?


C’est la grande leçon de 1936 : face aux industriels, aux banquiers, au mur de l’argent, le bulletin de vote ne pèse pas lourd. Il lui faut, derrière, le torrent des grévistes. C’était, au fond, déjà, la leçon de la Révolution – qui a installé de nouveaux élus, à l’Assemblée Nationale, à la Constituante, à la Convention, mais toujours sous la pression des faubourgs, toujours devant le soulèvement des campagnes. Et c’est la leçon, encore, de ces deux sursauts hémiplégiques : Mai 68, où l’on eut la rue mais pas les urnes, Mai 1981, avec les urnes mais sans la rue…

Ou la gauche marche sur ces deux jambes, ou elle n’avance pas.

Mon ton, un peu donneur de leçons, grandiloquent, vous agace ? Journaliste, je déborde de mon rôle, passant de la description à la prescription ? Vous êtes en désaccord sur tel point, et j’ai oublié tel autre ? Nulle part, ici, je n’ai abordé la question du programme – c’est-à-dire des fins, me concentrant sur les moyens, mais peut-on traiter les deux séparément ?
Vous avez raison : j’ai bien conscience, moi-même, de mes insuffisances, de mes balbutiements – et j’attends vos réactions, vos critiques, qui me feront progresser. Qui nous permettront d’avancer, ensemble, dans ce vaste dossier « Que faire ? » – ou, au moins, de clarifier nos désaccords.
Reste que, durant cette semaine, j’ai tenté de me confronter, franchement, sincèrement, à cette question, de me hisser à sa hauteur – préférant la lourdeur des évidences à la fantaisie des innovations : comment va-t-on retirer le pouvoir à cette oligarchie ?
Pour m’engueuler : francois fakirpresse.info

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Vos commentaires

  • Le 18 janvier à 09:42, par Desvouas En réponse à : Contre l’oligarchie, la finance, les médias : que faire ? (2)

    M. Ruffin

    A vous lire il suffirait que les français prennent un bon anti dépresseur pour retrouver un attrait à se servir de leurs vieux jouets dont ils se sont lassés. Sous la pression de l’organisation implacable des pouvoirs d’argent et et de leurs faire-valoirs politiques le statut de ceux-ci est passé d’avancé sociale à celui d’hochet. Il serait assez vain, aujourd’hui, de penser que leur usage puisse changer quoique ce soit. Le peuple à besoin de constater que les syndicats et les partis puissent (re)devenir des outils contondants. A cette condition il pourrait admettre soit de suivre leurs mots d’ordres soit d’intégrer leurs doléances. On est très loin du compte. Contrairement à vous je pense que l’effet de percolation est puissant. Il est surement plus lent, moins visible mais offre l’avantage d’une appropriation qui peut se faire à tous les niveaux de celui de l’individu à celui de communautés d’actions et/ou de pensées plus ou moins étendus. C’est l’histoire de l’angle alpha de M. Lordon ... dans cette logique de résistance chacun trouve le meilleur moyen individuellement ou collectivement de l’augmenter. De toute façon personne ne peut prédire les voies qu’emprunterons les révoltes populaires. On peut simplement dire qu’elles auront lieu, sinon l’histoire s’arrêterait...

  • Le 5 avril 2012 à 17:56, par eulthier En réponse à : Contre l’oligarchie, la finance, les médias : que faire ? (Partie 2/3)

    Merci de réactiver ces réflexions de fond, elles manquent cruellement. Eternel mais impératif débat sur le rôle des institutions que sont les syndicats et les partis.

    C’est vrai que les directions des grosses centrales syndicales ne font pas rêver aujourd’hui, empêtrées dans un professionnalisme syndical qui s’éloigne de plus en plus des préoccupations des salariés, et qui se définit trop souvent dans une logique électoraliste / clientèliste. Ces représentants-là (nationaux ou locaux) rentrent dans une forme de « politique politicienne » du syndicalisme, passant plus de temps à négocier avec les représentants des gouvernements ou pour leur intérêt personnel, que de coordonner les luttes. Les gens ne s’y retrouvent pas. Et puis à chaque mouvement social, elles se montrent ambigües sur la marche à suivre. Résultat : des salariés se mobilisent, perdent des journées de grève, et elles signent des accords en bois. Sans grande victoire, le pessimisme prolifère.
    Dans des gros mamouth comme la CGT, la démocratie ne fonctionne qu’à un niveau local (et encore, cela dépend des syndicats), après c’est beaucoup plus compliqué. Il faut associer les salarié à l’élaboration des revendications, c’est déjà la base pour être crédible !

    Et puis la dépolitisation a fait son chemin. La direction réformiste qu’à pris la tête d’un syndicat comme la CGT est symptomatique d’un recul dans les rapports de force, sur le plan social comme sur le plan idéologique. A ne plus vouloir être à la solde du PC comme à une époque, on dirait qu’ils « jettent le bébé avec l’eau du bain ». Ils disent qu’ils « ne font pas de politique ». C’est vraiment terrible. Le monde du travail et de l’économie est FONDAMENTALEMENT POLITIQUE !

    Pour autant, le syndicalisme, c’est un outil à notre disposition, qui à le considérable avantage d’être déjà structuré, et par là, inscrit dans la durée. Cracher dessus comme le font certains est complètement idiot, et surtout stérile ! Ils sont composés d’une multitude de salariés aux profils et dispositions sociales très différentes. Selon la branche d’activité, la région, la taille de l’entreprise, etc., les formes de lutte, les revendications et leur degré de radicalité diffèrent.
    Dans l’histoire, comme vous le rappelez bien, c’est grâce aux mobilisations des salariés via les syndicats que les grands acquis sociaux ont été obtenus.
    Les syndicats, c’est avant tout ce qu’on en fait ! Et il est toujours possible aujourd’hui de gagner des combats. Le plus souvent localisés et limités, le plus souvent non médiatisés, mais des salariés qui à un moment donné se disent qu’il faut qu’ils se mobilisent, qui vont voir un syndicat pour voir un peu comment s’y prendre, et bien ils gagnent du terrain, même si c’est pas le grand soir ! D’ailleurs, cela souligne le savoir-faire et l’expérience qu’apportent les syndicats. Vouloir se mobiliser sans eux, c’est parfois se priver de connaissances spécifiques des luttes, et par là, perdre du temps.
    Donc s’ils paraissent peu reluisant vu de loin, c’est en les investissant que l’on peut les améliorer, et pas en formulant des critiques générales du genre « les syndicats sont un frein, vive les mobilisations spontanées non encartées ». C’est plutôt certaines directions syndicales qui effectivement peuvent être un frein, mais parce qu’il n’y a pas assez de forces internes pour les obliger à se comporter différemment.
    Et puis les défaites ne sont pas que la faute des directions syndicales. En face, ils sont déterminés, ils jouent la montre alors que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre 3 mois de salaire. La grève est parfois perdu d’avance en l’état actuel des choses.
    Toutefois, il faut bien rappeler qu’il n’y a pas que la grève ! Le syndicalisme, c’est tout un travail de fond, sur la durée. Et pour le mener à bien, il faut du monde. Les syndicats encore attachés à la transformation sociale doivent avoir pour priorité de recruter, car il faut plus de bras et de tête pour faire plus de boulot, et les propriétés sociales que peuvent investir les nouveaux entrants apporteront de nouvelles manière d’aborder les choses aussi. Et pour recruter, il faut occuper le terrain, tracter, aider des salariés demandeurs à se mobiliser (pas forcément pour se mettre en grève, mais déjà pour faire respecter le droit du travail souvent baffoué). Et parfois, faire un peu le ménage en interne, parce que le dégoût que certaines pratiques inspirent à certains salariés n’est pas qu’infondés. Il ne devrait pas être possible de se servir des heures de délégations syndicales pour s’occuper de ses affaires personnelles !

    Donc réapproprions-nous ces outils qui nous sont indispensables ! Et reconstruisons un syndicalisme offensif !

    Un gars de SUD.

  • Le 30 mars 2012 à 12:27, par emmanuel En réponse à : Contre l’oligarchie, la finance, les médias : que faire ? (Partie 2/3)

    quand le courant libertairien passe devant le courant libertaire :
    le revenu de base ou dividende universelle
    http://www.youtube.com/watch?v=7UTiV6CMrqY&feature=youtu.be
    au front de gauche çà discute, sarko il connait (villepin et boutin en proposer une vague proposition), les économiste de renom ont toujours été pour .le syndicalisme en france souffre de la même maladie que notre gouvernement représentatif de notre état : la tyrannie de la majorité(alexis de tocqueville), la Qulture populaire (comme dirait franck LEPAGE), la centralisation des pouvoirs et la collusion financière.Comment le peuple peut il se faire entendre sur des sujets prioritaires sans le référendum (d’initiative populaire) quand on est au suffrage universel faire une révolte pacifiste ou pas ne changera pas tous les problèmes alors que là avec le revenu à vie on peux évoluer dans le sens de nos valeurs humaniste de la déclaration des droit de l’homme et du citoyen.c’est au journaliste, syndicat, citoyen d’en parler pour que nos élus puissent voir le vent tourner car là ils ont peur de nous et se protègent avec leur constitution qu’ils ont modifié trop de fois.La cassure entre l’exploité et le patron s’est davantage creusée car nos représentant n’ont pas suffisamment menacer l’oligarchie en place .

  • Le 21 mars 2012 à 11:57, par Urlacher En réponse à : Contre l’oligarchie, la finance, les médias : que faire ? (Partie 2/3)

    Prétendre qu’il faut continuer de croire que les moyens utilisés pour soi-disant lutter (pour quoi ? contre quoi ?), les syndicats, les partis et évidemment le vote (que vous allez bien finir, en bons démocrates que vous êtes par nous rendre obligatoire) sont les bons alors que ce sont eux justement qui nous ont menés là où on en est, est-ce que ça n’est pas ça l’enfantillage que vous attribuez à d’autres, un peu plus lucides que vous et pour lesquels, de ce fait, vous manifestez assez peu de respect et de considération. On voit tout de suite dans quel cadre se limite « le débat », votre débat. Mais si les analyses et les moyens prônés divergent à ce point, n’est-ce pas parce que les buts sont également éloignés. Tout acquis à l’égalité économique par l’octroi d’un revenu universel, inconditionnel, égalitaire, de la naissance à la mort, tel que le propose le distributisme de JP Lambert, qui mène depuis de nombreuses années un travail d’une autre consistance que votre peu productive critique sociale (vous en convenez vous-même), j’ai conscience d’être resté assez jeune. Je ne crois donc pas possible de prétendre entrer dans la cour des grands que vous êtes, adultes responsables et réalistes, pour demander gentiment qu’on nous change la couleur de la moquette. J’aime pas la moquette, je veux du parquet. C’est plus durable et ça ne retient pas les acariens ...

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