Palmarès des pires socialistes : élisez le radis d’or 2010 !

par L’équipe de Fakir 26/02/2010 paru dans le Fakir n°(44) février - mars 2010

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Dans son numéro 44, tout juste sorti en kiosques, Fakir se livre à un dégommage - aussi joyeux qu’argumenté - de la vingtaine de socialistes ayant (plus ou moins largement) contribué à enterrer définitivement l’idéal qu’était censé défendre leur parti. L’occasion pour Fakir de se faire participatif (sur un air cher à Ségolène Royal…) : amis lecteurs, vous êtes invités à voter pour les « Radis d’Or », décernés aux socialistes les moins socialistes. Exceptionnellement, les commentaires sont ouverts.

« Rouges à l’extérieur, blanc à l’intérieur, et toujours près de l’assiette au beurre. »
Sous la Troisième République, les radicaux étaient ainsi comparés à des « radis ». C’est qu’ils participaient à tous les gouvernements, de gauche avec les socialistes d’alors, de droite avec les conservateurs.

Les socialistes ont remplacé les radicaux : ils sont devenus « les radis » de la Cinquième République. Au gré des circonstances électorales, leur cœur penche tantôt à gauche (avec le Parti communiste, notamment), tantôt au centre (avec le Modem ou Les Verts). Lorsqu’ils partent à la bataille, c’est en rangeant leur drapeau rouge, même rosi, dans leur poche :

– Mon programme n’est pas socialiste, déclare l’un.

– Ce mot est dépassé, reprend le second.

– Je suis libéral, conclut le troisième.

Jusqu’aux masques qui tombent : pour une mission, une commission, un secrétariat d’Etat, un petit bout de ministère, une tripotée de « leaders » accordent courbettes et flatteries à Sarkozy. Ne jamais s’éloigner trop longtemps de l’ « assiette au beurre »...
Alors, aujourd’hui, Fakir tient à les célébrer.
A fêter les dirigeants, et –antes, qui, depuis vingt-cinq ans, depuis 1983, « modernisent » leur parti : le font passer de la « lutte des classes » à la « concurrence libre et non faussée ».

De Dominique Strauss-Kahn (Radis d’Or du Service public) à Michel Rocard (Radis d’Or de la Justice fiscale) en passant par Georges Frêche (Radis d’Or de l’Amitié entre les Peuples), Fakir remet son glorieux légume à dix-sept ténors du PS dans son numéro 44 (en vente dans tous les bons kiosques).

Et moi ? et moi ?, crient déjà - jaloux - Pascal Lamy, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, etc. qui ont échappé à notre distinction.
Et pourquoi pas lui ?, vous nous reprochez déjà – car parmi les plus mous des socialistes, vous avez également vos préférences.
Alors, la démocratie fakirienne triomphera : débattez, votez, et élisez le « Radis d’Or 2010 », en commentaires ci-dessous. Nous irons lui remettre son glorieux trophée, en grandes pompes, avec votre message d’affection, rue de Solférino… Surtout, n’hésitez pas à vous faire mordants, acerbes et truculents : le meilleur des commentaires - arbitrairement choisi par l’équipe de Fakir - vaudra à son auteur un magnifique cadeau-surprise.
A vos claviers !

Pour donner le bon exemple, Fakir reproduit ci-après la notice consacrée à Dominique Strauss-Kahn, nominé pour le Radis d’Or du Service public :

« En matière de privatisations, la ’gauche plurielle’ a réalisé en trois ans un programme plus important que n’importe quel autre gouvernement français. »
C’est la Revue Socialiste qui louait ainsi le bilan du ministre de l’Economie. Car un paquet d’entreprises publiques sont passées à la moulinette libérale : Aérospatiale, Airbus, France Télécom, Thomson... Sans compter les banques : « Et de cinq, se félicitait Libération en 1999. Après le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit et le Crédit Lyonnais, Dominique Strauss-Kahn n’avait plus qu’on dossier à boucler pour achever son grand oeuvre, connu sous le nom de code de ’Restructuration du secteur financier’ : la cession du Crédit Foncier de France (CFF). Depuis hier, voilà l’affaire réglée. (...) L’Etat s’est débarrassé de la dernière banque publique. » Devant pareille « oeuvre », DSK, co-auteur d’un livre sur les retraites avec Denis Kessler (alors n°2 du Medef), s’auto-congratule : « Le secteur financier public a été remis sur les rails. » Et comment ? En supprimant « le secteur financier public » !
Fallait juste y penser...

Seule une mise en examen - sans lendemain - l’a empêché de parachever son Grand Dessein : « Ouvrir le chantier des fonds de pension. » Traduction : faire passer tout en Bourse. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes de l’époque : la Finance est dénoncée pour sa folie, ses orgies, les Français se disent attachés à la Poste publique, les retraites par capitalisation sont discréditées jusqu’aux Etats-Unis. Mais qui, à gauche, caracole en tête des sondages ? Le plus financier des socialistes.

(article publié dans Fakir N°44, février 2010)

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