Les Banques

par L’équipe de Fakir 31/08/2010

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Chirac, Rocard, Bérégovoy, DSK, Sarkozy… C’est une longue continuité dans la vente aux enchères.

Fakir - La revanche des Collabos - les Banques

Que prévoit le programme du CNR ?
« le retour à la Nation (…) des compagnies d’assurances et des grandes banques ».

C’est les pieds lourds que, le 4 juillet 1945, René Pleven, ministre MRP des Finances, monte à la tribune de l’Assemblée : « Si nous voulons moderniser la France, nous devons nationaliser un certain nombre d’industries et d’activités clés », annonce-t-il. Et donc, « mettre entre les mains de l’Etat le contrôle de tous les leviers du crédit. » Voilà pour la façade. Mais en privé, cet homme de droite triche, épargne les banques d’affaires : grâce à lui, Paribas, Rotschild, Worms, Suez échappent aux nationalisations.

Tête à queue socialiste

Le véritable « retour à la nation des grandes banques » n’interviendra qu’avec François Mitterrand, en 1981 : 90% du crédit réside entre les mains de l’Etat.
Mais à peine cette oeuvre réalisée, voilà que le PS opère un tête à queue idéologique. Ministre de l’Economie, Pierre Bérégovoy libéralise la Finance à tout va, sous la houlette de Jean-Charles Naouri (aujourd’hui PDG de Casino) – qui se vante ainsi de son bilan : « Le marché financier français a connu depuis deux ans une profonde mutation, sans doute la plus profonde depuis de longues années. Quand on compare les caractéristiques de ce marché entre la mi-1984 et la mi-1986, on est frappé par la transformation totale du paysage financier et plus encore par la transformation des mentalités. Les débats, souvent passionnés, qui divisaient la place il y a deux ans, sont aujourd’hui périmés : tout le monde s’accorde sur les notions de concurrence, d’ouverture des marchés, de banalisation des produits, de déspécialisation des procédures. »
Avec cette « transformation des mentalités », avec cet « accord » unanime pour une emprise de la Finance sur l’Economie, la suite n’est plus qu’une longue vente aux enchères.

Continuité

Dès 1986, Jacques Chirac privatise ainsi à tour de bras : le CCF, la Société Générale, Paribas, Suez… Continuité dans le changement, avec Michel Rocard et Pierre Bérégovoy, la gauche poursuit sur cette lancée : Crédit Local de France, BNP, CIC… tout y passe, sauf le Crédit Lyonnais, imprivatisable en raison de ses pertes.
Mais le champion de cette fin de siècle demeurera, tout de même, Dominique Strauss-Kahn : Libération applaudissait le ministre de l’Economie, en 1999 : « Et de cinq. Après le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit et le Crédit Lyonnais, le Crédit foncier de France (CFF). Depuis hier, voilà l’affaire réglée. (…) L’Etat s’est débarrassé de la dernière banque publique » (Libération, 11/07/99). On ne saurait mieux dire : bon débarras ! Devant pareille « œuvre », DSK s’auto-congratule : « Le secteur financier public a été remis sur les rails. » Et comment ? En supprimant « le secteur financier public » ! Fallait juste y penser.

A quoi sert l’argent ?

Les choses sont rentrées dans l’ordre : la Nation, ses travailleurs, produisent des richesses – aveuglément confiées à de grands argentiers.
Avec quels résultats ? Hier « établissements à but non lucratif », les Caisses d’Epargne finançaient le logement social pour tous les Français. Avec Natixis, l’Ecureuil s’est lancé dans la spéculation sur les subprimes, et a accumulé plus de 5 milliards de dettes. Un trou que les contribuables combleront gentiment…

banques : Et alors ?

De grands banquiers gèrent nos richesses, et alors ?
Hier, par exemple, les Caisses d’épargne, « établissements à but non lucratif », finançaient le logement social pour tous les Français. Pleinement privatisé, l’Ecureuil s’est lancé la course aux profits, a fondé Natixis, spéculé sur les subprimes – jusqu’à accumuler plus de 5 milliards de dettes. Un trou que les contribuables ont gentiment comblé. Voilà à quoi sert désormais l’argent sur nos comptes…


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