Des livres fâchés avec tout le monde. Ou presque.

par L’équipe de Fakir 06/05/2013

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Comment ils nous ont volé le football

La mondialisation racontée par le ballon

Sous la direction d’Antoine Dumini et François Ruffin


On tape dans le ballon depuis la cour de récréation.
Entre les buts de handball, dessinés sur le mur du préau, on s’est esquintés les genoux pour sauver un penalty.
Et le dimanche, qu’il pleuve, qu’il vente, on chausse encore nos crampons dans les vestiaires...

Que s’est-il passé alors ?
C’est le même jeu, un ballon, deux équipes, quatre poteaux, et voilà que ce sport du pauvre brasse des milliards, s’exporte comme un produit, devient la vitrine triomphante, clinquante du capital.

Que s’est-il passé ?
Rien, en fait. Juste que l’argent a envahi toute la société, lentement, depuis trente ans, et que le football en est le miroir grossissant.
C’est une histoire économique que ce sport nous raconte, à sa manière, des années 60 à aujourd’hui, de la libéralisation des ondes à la mondialisation des marques jusqu’aux fonds de pension.

Le ballon, comme un monde en plus petit.

130 pages
Prix : 6 €
Frais de port : 2 euros.

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« Pauvres actionnaires ! »

Quarante ans de discours économique du Front national passés au crible. Suivi d’un entretien avec Emmanuel Todd.

Sous la direction de François Ruffin


Marine Le Pen s’en prend, aujourd’hui, « aux marchés financiers, aux milliardaires qui détricotent notre industrie et jettent des millions d’hommes et de femmes de notre pays dans le chômage, la précarité et la misère. Oui il faut en finir avec le règne de l’argent-roi ».
Depuis quand, se demande François Ruffin, un peu embêté, depuis quand le Front national cause comme ça, un peu comme lui ?
Qu’est-ce qui relève de l’imposture, ou du vernis social ?
Qu’est-ce qui, à l’inverse, est profondément ancré dans le discours du FN ?

140 pages
Prix : 40 ans de discours économique pour 6 € seulement !
Frais de port : 2 euros.

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Faut-il faire sauter Bruxelles ?

C’est à une promenade que le lecteur est invité. Une excursion dans la capitale de l’Europe. Mais qui est aussi, surtout, une incursion dans les têtes de ceux qui la font.

Par François Ruffin

C’est pas rien l’Europe.
Elle surveille nos déficits et contrôle nos budgets. Elle gère notre monnaie.
Elle en appelle à la « compétitivité » et à la « modération salariale ».

Mais autant on surveille l’Élysée, autant la Commission, rien que d’y songer ça nous fait bâiller : comment s’informer sur ce machin qui, à deux heures en Thalys de Paris, nous paraît si lointain ?

Pour s’informer sur l’Europe, on a donc fait du tourisme.
On a visité le « quartier européen », un kilomètre carré, environ.
On a flâné parmi ces bâtiments aux vitres teintées, ces grandes esplanades.
Et à se balader entre les tours, on découvre d’autres détails, qui peuvent nous servir de symboles.

C’est une plaque d’amitié, devant l’entrée du Parlement, entre les lobbies et les députés européens. C’est une statue portant un euro à bout de bras. C’est un portrait géant de Jacques Delors.
Et puis, on est rentrés dans les tours, on a discuté avec les « décideurs », fonctionnaires, élus, lobbyistes, syndicalistes, comme ça, en reporter qui baguenaude. Et s’affiche tranquillement la fusion, la confusion, de la politique avec la finance.

Environ120 pages
Prix : Une balade dans Bruxelles pour 7 euros seulement !
Frais de port : 2 euros.

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« Ils nous ont dit : vous êtes fous ! »

Sur les photos, dans les films, Maurice Kriegel-Valrimont (1914-2006), c’est le jeune homme à lunettes debout derrière le général Leclerc, le jour de la Libération de Paris, en août 1944, tandis que le général von Choltitz est fait prisonnier. Mais ce n’est pas avec un « ancien combattant » qu’on vient discuter : c’est avec un militant au présent, toujours soucieux de « chercher la force motrice » à gauche, qui rouvrira l’espoir.

Entretiens avec François Ruffin

François Ruffin : J’ai 30 ans, c’est à peu près l’âge que vous aviez à la Libération. Mais le climat, qui est le climat d’aujourd’hui, c’est un climat de... résignation.
Maurice Kriegel-Valrimont : Je vais prendre deux moments. En 1934, les fascistes manifestent, ils essaient de prendre le pouvoir. C’est sérieux ! En 36, c’est le Front populaire. En deux ans, non seulement vous avez un recul du fascisme, mais d’une certaine manière en France, la fascisme est battu... En deux ans... Mais ça ce n’est rien du tout. En 42... Stalingrad est à portée de la conquête des Allemands. C’est-à-dire : c’est fini ! Le monde est sous la botte fasciste... Et en 44, Paris est libéré... (Rires) Là, j’ai imaginé... vous savez, nous avons été dans la même cellule avec Aubrac, avec Ravanel, à Lyon, et si l’un de nous, un soir, une nuit, s’était réveillé... Si l’un de nous avait dit que dans deux ans Paris serait libéré, les autres auraient passé le reste de la nuit à rigoler ! C’était invraisemblable... et c’est deux ans. (Rires). C’est ça ma réponse...

Environ120 pages
Prix : 6 euros seulement !
Frais de port : 2 euros.

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Hector est mort

Une enquête au long court sur un accident du travail, qui nous mène des quartiers populaires aux coulisses des tribunaux, explore « le traitement social du chômage » et les réseaux de notables provinciaux.

par François Ruffin

Le vendredi 22 février 2002, Hector Loubota, un jeune homme d’origine congolaise, travaille sur le chantier d’insertion de la Citadelle d’Amiens. D’un coup, un pan de mur s’effondre, et il meurt écrasé sous six cents kilos de pierres. Quelle est la première consigne que reçoivent ses collègues ? « Surtout, n’en parlez pas en dehors », leur conseille un psychologue envoyé par la mairie. Que vient annoncer au père, le soir-même du décès, une médiatrice de la Ville d’Amiens ? « Mieux vaudrait que vous ne portiez pas plainte. »
La justice organise alors l’injustice.
Avec une instruction qui s’éternise.
Avec un procureur, des substituts, des magistrats, qui plantent en beauté le dossier.
Avec des élus qui mêlent l’arrogance à l’indifférence.
Avec une presse locale qui se tait.
« J’ai confiance dans la justice de ce pays », déclarait le père, Bernard Loubota, au début de l’affaire. Onze années plus tard, ce n’est plus le cas.

120 pages
Prix : 11 ans d’enquête pour 6 euros seulement !
Frais de port : 2 euros

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Vive la banqueroute !

Comment la France a réglé ses dettes, de Philippe le Bel au général de gaulle. Suivi de « L’irréalisme, c’est eux ! », un entretien avec Frédéric Lordon

Sous la direction de François Ruffin et Thomas Morel


La dette est à payer.
L’austérité, nécessaire.
Les réformes, impératives.
Cette petite musique, nous la connaissons par cœur. Il suffit de regarder dans notre propre histoire, pourtant, pour découvrir que des alternatives existent. Que les dirigeants de la France ont, au fil des siècles, recouru à d’autres choix que la rigueur : l’impôt, la dévaluation, l’inflation, et surtout la banqueroute. En dix brefs récits, ce livre raconte comment nos grands hommes (Sully, Colbert, Talleyrand, Poincaré, etc.), ont régulièrement choisi, tout simplement, de ne pas payer rentiers et banquiers. Comment ces rois, ces ministres, furent plus radicaux dans leurs actes que ne le sont aujourd’hui ATTAC ou Jean-Luc Mélenchon dans leurs discours.

140 pages
Prix : 7 siècles d’Histoire pour 6 euros seulement !
Frais de port : 2 euros

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Vos commentaires

  • Le 4 juillet à 17:40, par Cedric Bouveron En réponse à : Des livres fâchés avec tout le monde. Ou presque.

    Comment fait-on pour commander des livres j’ai essayer de cliquer sur le bon de commande et sur le bouquin et la fenêtre qui apparaît fait apparaître une erreur 404 à chaque fois. merci