« L’irréalisme, c’est eux ! »- Entretien vidéo avec Frédéric Lordon

par L’équipe de Fakir 16/05/2013

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Aujourd’hui sort notre livre « Vive la banqueroute ! », ou comment la France a réglé ses dettes, de Philippe le Bel au général de Gaulle. Retrouvez ci-dessous en vidéo notre entretien avec l’économiste Frédéric Lordon, qui constitue la postface du bouquin.

François Ruffin : Quand on écoute la radio, la télé, on entend en permanence qu’ « il n’y pas d’alternative au désendettement de l’État », qu’il n’y a qu’un seul remède c’est l’austérité. Donc nous, on a regardé dans notre histoire de France, et on a repéré plein d’autres solutions : des « taxes sur les aysés », la confiscation, la dévaluation, l’inflation… Et surtout, une mesure qui revient régulièrement : la banqueroute. Alors, on le précise tout de suite : cette banqueroute est toujours partielle, sur un type d’actifs, auprès d’un genre de créanciers, à hauteur d’un certain pourcentage. Ce n’est pas l’État qui ferait faillite, purement et simplement.

  • Est-ce que cette pratique, la banqueroute, te paraît appartenir au passé, à ranger dans un musée, ou est-ce que ça demeure une piste pertinente ?

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  • Le 14 juillet 2013 à 09:56, par Peretz En réponse à : « L’irréalisme, c’est eux ! », entretien avec Frédéric Lordon

    J’ai écrit un billet, passé chez Agoravox et sur Mediapart, qui démolit toute dette souveraine considérée alors comme une fiction. Deux pages, donc un peu trop long pour les faire lire ici. En résumé je rappelle que toute dette étant une simple écriture comptable est purement conventionnelle. En général la comptabilité est un jeu qui a ses règles. Par exemple, une dette oblige à son remboursement à date fixée d’un commun accord. Sinon, c’est la poursuite judiciaire qui mène, si le contrat n’est pas respecté à la faillite judiciaire, et à la saisie des biens éventuels de ceux qui font défaut. Lesquels sont partagés après leur vente (liquidation) entre les créanciers. Cette saisie ce fait avec l’appui de la force publique, par effraction en quelque sorte. C’est bien connu. Mais pour une dette souveraine, c’est la force publique qui est à la fois juge et partie. Si la dette est d’origine étrangère, c’est donc l’Etranger qui devrait envoyer la troupe. Pas facile. Il existe une porte de sortie : d’un commun accord, en fait à prendre ou à laisser, l’Etat donne l’autorisation aux créanciers d’effacer la dette par un simple jeu d’écriture comptable en faisant passer la somme dans la colonne de gauche du bilan du prêteur, comme si elle avait été remboursée. Du point de vue comptable c’est un faux en écriture. Mais si la règle a été bafouée, c’est par convention réciproque. Or personne n’est lésé, sauf le prêteur qui ne profite pas de ses intérêts : un simple manque à gagner. Rien n’empêche les Etats souverains de le faire. Ils se rendent donc complices des banques en acceptant de rembourser...au détriment des populations. P.S J’ai un bouquin, qui va encore plus loin dans le subversif. « En finir avec les crises et le chômage ». A diffuser sans modération si on veut que ça change vraiment.

  • Le 7 juillet 2013 à 17:24, par benaissa leila En réponse à : « L’irréalisme, c’est eux ! », entretien avec Frédéric Lordon

    eh ben le pauvre frédéric lordon avec son argumentation fumeuse sans voir les vrais problèmes hollande ne peut rien faire s’il ne se défait pas définitivement des instances internationales comme le FMIet la Banque Mondiale rien ne se fera sans le refus de cette logique implacable qui oblige les états à s’y soumettre plongeant les peuples dans la misère volontairement faisant faire le sale boulot de propagande par les économistes mercenaires qu’on voit déverser leur idéologie sur tous les plateaux télé

  • Le 21 juin 2013 à 16:38, par Le Boulet En réponse à : « L’irréalisme, c’est eux ! », entretien avec Frédéric Lordon

    Merci a toute l’équipe de Fakir, vous faites un travail pédagogique exceptionnel.

    Une date qui est souvent citée en référence est 1945. Il existe un parti qui veut remettre au gout du jour les grandes lignes du CNR afin de renouer avec les années de prospérité que Lordon et d’autres montrent en exemple.

    Il s’agit de l’UPR de Francois Asselineau, il a des analyses tres fines et incontestables a mes yeux.

    La politique menée par Hollande lui est dictée par Bruxelles ou vous le rappeliez dans un numéro précédent ce sont les lobby qui font la loi. Le front de gauche a malheureusement du mal a dénoncer ca.

  • Le 17 juin 2013 à 13:52, par Bruce En réponse à : « L’irréalisme, c’est eux ! », entretien avec Frédéric Lordon

    Bonjour ,
    A mon sens, introduire des alternatives radicales,telles que le défaut ,reste très intéressant mais cela ne remet pas le systeme en question et je reste effaré que ne soit pas plus exposé le fonctionnement, l’escroquerie du systeme en lui même ...

    Et puis au delà de cela ,si ce qu’explique Mr Lordon venait à se produire ,qui rabattrait les cartes ?

    Rien que le systeme des réserves fractionnaires ,qui permet à une banque privée de prêter 7 ou 10 fois plus que ce qu’elle n’a réellement, tout en réclamant des intérêts sur l’ensemble, la création monétaire ex nihilo, le droit en écriture, le non paiement de droit d’exploitation etc etc ...
    Ce systeme fractionnaire ne devrait être la boite à outils des banques d’états seuls à même de couvrir le risque et ayant pignon sur rue ,celles ci sans objectifs lucratifs bien sur, les intérêts perçus sur les prêts servant purement et simplement au fonctionnel,au paiement des salaires de ces nouveaux banquiers et employés de banques publiques... Intérêts des prêts se devant être les plus bas possible...
    les banques privées ne pouvant plus prêter que leur fonds propres ...la garantie des dépôts ne concernant plus que les banques publiques ...Soit dit en passant, une première étape serait donc celle de l’exigence des remboursements de l’ensemble des intérêts trop perçus par les banques privées aux états et aux particuliers ....Voila à mon sens ce qui devrait déclencher la révolution économique ...Qui voudrait devoir rembourser des intérêts à quelqu’un qui n’a pas vraiment l’argent qu’il prête ? C’est pourtant ce que nous sommes obligés de faire lorsque l’on dispose d’un crédit...Il serait intéressant d’entendre les positions de Mr Lordon sur ce que devrait être la refonte du systeme économique ...Une économie au service du peuple et non pas le contraire...D’ajouter l’équilibre aux notions d’offre et de demande par exemple...Cet équilibre voulant que les prix baissent en cas de pénurie comme en cas de surabondance...Car il ne s’agira plus de savoir qui pourra acheter la dernière pomme puisque l’important reste de faire en sorte que tout le monde en croque...Ceci pour les produits étant des constantes de la demande ...l’alimentaire,l’énergie par exemple... La sérénité,l’équilibre, la stabilité,la justice plutôt que l’instabilité,la peur, le monopole ,le too big to fail ,les profits pour quelques uns,les dettes pour tous les autres ...Par ailleurs ,la notion de choix faisant partie intégrante de la liberté , ne faudrait il pas, pour assurer cette liberté , imposer la création d’un systeme économique basé sur des banques publiques devenant un systeme équivalent et concurrentiel à l’existant ? ..aujourd’hui ,nous n’avons d’autres choix que celui de déposer notre argent dans des banques privées ...Nous sommes encore loin d’être libre ...Alors faire défaut ,oui ,pourquoi pas mais tant que le systeme n’est pas changé ,tant que la liberté n’est pas assurée , l’économie capitaliste reprendra de plus belle ...

  • Le 16 mai 2013 à 16:47, par ABENAISSA En réponse à : « L’irréalisme, c’est eux ! », entretien avec Frédéric Lordon

    Je suis intrigué par l’absence systématique de Cheminade et son parti Solidarité et Progrès dans toutes ces prises de positions et explications. Lordon explique ici qu’en 2012 seul le front de gauche offrait une alternative... que Cheminade prône depuis 1995.
    Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce silence permanent à son sujet ? Est-il un diable qu’il faille oublier et mépriser pour ne pas être contaminé ? Faut-il prendre ses idées sans lui rendre honneur car ce serait le déshonneur ?