Des Nuits Debout partout en France

par L’équipe de Fakir 01/04/2016

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Ce sont des militants qui ont permis que ce film se fasse. Il nous a paru comme un retour minimal que ces mêmes militants puissent l’utiliser durant une soirée. Ce film leur appartient aussi.

Ce sont des militants (Marie-Hélène Bourlard, Marco Van Hees, Catherine Thierry, que l’on voit à l’écran, mais aussi des dizaines de « figurants » lors des AG) qui ont permis que ce film se fasse, donnant des journées entières.
Ce sont à nouveau des militants qui ont financé la post-production, les droits musicaux quand le CNC nous a fait défaut.
Ce sont des militants, encore et toujours, qui ont diffusé des dizaines de milliers de tracts, collé des centaines d’affiches, pour annoncer les débats.
Et tout cela, jusqu’ici, sans contrepartie.
Il nous a paru comme un retour minimal que ces mêmes militants puissent l’utiliser durant une soirée.
Ce film leur appartient aussi.

« Après la manif, on rentre pas. On va à République, et on continue, toute la nuit s’il faut. C’est quand même pas trois gouttes de pluie qui vont nous décourager. » Ils faisaient de leur mieux, les bénévoles, pour distribuer leurs tracts, dégoulinant. Au mieux, en échange, ils avaient le droit à un sourire, un peu désolé.
C’était mal parti. On n’y croyait plus trop à l’occupation de place, à détourner la manif sous un demi-deluge. On a quand même monté les stands en fin d’aprem, un peu moroses.
Petit à petit, on vous vu arriver. Par petit groupe, au début, puis de plus en plus nombreux. Et au bout d’un moment la place était pleine. Dans un coin ça discutait, ça organisait déjà la suite après l’intervention de Frédéric Lordon, dans l’autre ça dansait devant HK et ses saltimbanques.
Et puis y a eu ce moment, un peu magique pour nous, où vous étiez tous, assis par terre, les fesses au frais devant Merci Patron !

Le plus beau, c’est qu’ailleurs en France, cette scène a eu lieu.

À Toulouse, c’est Louise, picarde exilée, étudiante à Science Po, qui nous raconte : « À l’initiative des intermittents notamment, le Théâtre de la Garonne a été occupé. On a pu y diffuser Merci Patron !, à 18h30, puis il y a eu AG. A été décidé de rester sur place, et le théâtre est toujours occupé ce soir. »
Christophe, préfet fakirien, complète « on suivait ce qui se passait à République en streaming. Une diffusion de Merci Patron ! dans des conditions rêvées : belle salle, excellent son, grand écran. »

Mais Merci Patron !, c’est avant tout au ciné. A Toulouse, c’est l’Utopia

A Millau, c’est Emmanuelle, une ancienne de la rédac, mais toujours fakirienne qui fait le relais : « Merci Patron ! était prévu au ciné hier, donc avec la manif’ on a pu remplir la salle. A la fin, la prise de parole s’est vite écourtée. J’ai parler de la Nuit Debout et ça a plu, donc les gens disaient « c’est dehors que ça se passe, on fait ça dehors ». Du coup, tout le monde est sorti et là une fanfare nous a rejoint. On a refait une manif’ à minuit. C’était génial ! On a fini sur une place où on a fait un point sur les différentes luttes »

Mais Merci Patron !, c’est avant tout au ciné. A Millau, c’est aux Cinémas

À Marseille, « Énormément de monde ! 180 000. » En bon marseillais, Kamel nous raconte la journée d’hier dans la cité phocéenne.
« Sur une place juste à côté du court Julien on avait prévu de diffuser Merci Patron ! À 19 heures. C’est Gérald qui a tout géré. Il a ramené un pote qui a fabriqué un écran. Les gens arrivaient « c’est là la projection ? Il n’y a pas d’écran ? » C’était à la fakirienne quoi. Le gars était là, au milieu de la place, avec un drap, des tasseaux, des sangles à fabriquer l’écran. Pendant 45 minutes il bricole son truc et là, paf ! Un écran. C’était magique. On a mit des cartons sur les lampadaires pour la lumière et allez hop ! C’était parti. Les gens ont applaudi, c’était génial.
Après, au Court Julien, il y avait de la musique, j’ai dansé jusque 2 heures du matin, c’était trop bien. Une super journée. »

Mais Merci Patron !, c’est avant tout au ciné. À Marseille, c’est aux Variétés

À Bordeaux, ils ont essayé, mais la flotte les en a empêché. Jean-Jacques, le préfet du coin a son explication : « Le sorcier Hollande, bien connu pour sa maîtrise des précipitations humides sur les événements auxquels il participe, a déversé 2 grosses averses sur la manif bordelaise : une au démarrage, l’autre très généreuse à l’arrivée place de Victoire... »

Mais Merci Patron !, c’est avant tout au ciné. À Bordeaux, c’est à l’Utopia

À Rouen, les étudiants ont occupé le parvis de l’hôtel de ville, se sont fait charger, sont revenus, et quand on a appelé Lise, le lendemain après-midi, elle y était encore « Aujourd’hui, on est rentré dans la mairie, on a accroché une banderole au balcon contre les violences policières, du coup y a pas un flic. Alors la projo on va essayer de la faire ce soir, parce qu’hier on a pas pu. Il aurait fallu qu’on sorte le matos, et on avait un peu peur, au cas où ils chargent. »

Mais Merci Patron !, c’est avant tout au ciné. À Rouen, c’est à l’Omnia

À Grenoble, malheureusement ça c’est pas très bien passé non plus.

« Il y a eu un loupé au niveau des autorisations préfectorales.... Du coup, la CGT et Solidaires ont relancé les négociations avec la municipalité. On a motivé 250 personnes à venir devant la mairie pour réclamer une autorisation. Mais ça a fini sous les gaz lacrymogène pour évacuer les lieux. Amalgame a été fait entre les casseurs de banque du matin et l’occupation festive de l’après midi... Le Maire Eric Piolle a rien comprit. Le #leurfairepeur était réel ici. Peux être trop... »
De la récolte de témoignages, tout de même, lors de la Nuit Debout grenobloise. Disponibles ici : http://nuitdeboutgrenoble.gandi.ws/

Mais Merci Patron !, c’est avant tout au ciné. À Grenoble, c’est au Club

Vous aussi racontez nous vos Nuits Debout, envoyez nous vos photos, vidéos à vincent fakirpresse.info . On mettra à jour.

Ce n’était qu’un début, et si on continue, à la fin c’est nous qu’on va gagner !

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Vos commentaires

  • Le 1er mai à 21:27, par joelle blanchard leydier En réponse à : Des Nuits Debout partout en France

    Merci a nuit debout . Vous nous proposez un monde meilleur sans rentrer dans un groupe politique.J ai 65 ans, je n attend rien pour moi mais je veut un autre monde pour mes petits enfants , plus ecologique plus humain,plus ouvert,une France tres coloree comme nous l aimons une France sans frontieres ou on peut accueillir beaucoup de refugies ?un monde de partage,ou la culture de l esprit arrivera avant celle de l argent

  • Le 1er mai à 17:33, par Vicente Mateu En réponse à : Des Nuits Debout partout en France

    Au sujet des violence dans les manifestations , voilà ce que j’ai à dire .
    C’est un peu la même situation qu’entre Israël et la Palestine Disproportion des forces et des victimes. Je suis contre toute violence de quelque part qu’elle vienne. Il faudrait un Gandhi, mille Gandhi aux Nuits Debout pour que jamais la violence policière ne puisse être justifiée Les casseurs, policiers infiltrés ou jeunes de banlieues ou autres ne font que servir la justification de la violence de l’état dans sa répression d’une juste colère, révolte ou révolution. J’en appelle à tous ceux qui vont aux Nuits Debout de cesser toute violence quelque soit la violence adverse . Beaucoup de CRS qui se justifient dans leur esprit les violences qu’ils commettent auront beaucoup de mal avec leur conscience s’ils trouvent une non violence absolue en face d’eux . Beaucoup l’ont étouffée depuis longtemps, mais beaucoup en ont une encore qui les empêchera de dormir et un jour ils refuseront les ordres, appelleront leur collègues à les refuser. La victoire est dans la non violence absolue. Je sais combien il est dur de retenir sa violence légitime pour se défendre . Mais là la défense est notre perte . La puissance en face est énorme, notre seule force est d’empêcher cette main de nous écraser par sa prise de conscience

  • Le 30 avril à 11:55, par Cathy CLOUT En réponse à : Des Nuits Debout partout en France

    Je vous suis depuis Lisbonne.Mon pays me plait à nouveau grâce à vous.
    Comment voir le film« Merci Patron » sur Internet ?
    Comment aider ?
    Bravo.Merci.Beijinhos Lisboêmes

  • Le 21 avril à 22:47, par Perrier En réponse à : Des Nuits Debout partout en France

    Bonsoir à tous et je vous soutiens.
    En France, plusieurs millions de salariés peuvent voir sur leurs fiches de paie une déduction relative à la
    CSG ( 8% ) afin de combler le déficit de la SÉCURITÉ SOCIALE.
    Il n’y a pas que les salariés qui voient leurs revenus impactés.
    La cour des comptes établit le déficit de la Sécurité à 13 milliards par an alors que la fraude aux cotisations sociales est estimé par cette même cour à 25 milliards chaque année.
    Donc récupérer le montant de la fraude annuelle devrait à lui seul combler le déficit de la Sécurité
    Sociale.
    La CSG non prélevée pourrait augmenter les salaires et revenus sans que les employeurs n’aient à
    Verser un centime de plus ; et ceci tout de suite.
    Ce qui permettrait de relancer le pouvoir d’achat et l’économie.
    Au pire, l’argent manquant dans le budget de l’État pourrait être récupérer par une cotisation sur
    Les mouvements boursiers.
    Voilà mon idée pour sauver la SÉCURITÉ SOCIALE, augmenter les salaires de suite, changer radicalement la vie de millions de FRancais(e)s.

  • Le 17 avril à 08:43, par MarB En réponse à : Des Nuits Debout partout en France

    Au Mans : Nuit Debout rassemble place de la République toujours plus de personnes depuis une semaine. Samedi 9 avril, c’est Merci Patron ! qui est diffusé.
    Convergences des luttes, des débats, des AG, des rencontres, des bouff’, des concerts, occupation de la société générale... Puis c’est « Comme des lions » et « Attention ! Danger travail » qui suivront les jours d’après.
    Hier, samedi 16 avril, un repas populaire et végétarien qui offre pas loin de 400 couverts.
    Et tout ça sans parti politique, gratuit et organisé horizontalement.
    Le mouvement continue...

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